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La réussite d’un club dépend de la qualité des relations qu’entretiennent dirigeants et entraîneurs. C’est ce que nous a fait comprendre l’entraîneur du Djoliba AC, Alou Badra Diallo dit Conti. Les entraîneurs et les dirigeants doivent parler le même langage, rappelle-t-il.

« Les relations entre dirigeants et entraîneurs, qu’elles soient professionnelles ou sociales, doivent être bonnes », répond d’un ton sec Conti, l’entraîneur du DAC, lorsque nous lui avons demandé la nature des relations qui pourraient y avoir entre l’entraîneur et les dirigeants d’un club.

« Les relations entre entraîneurs et dirigeants sont avant tout d’ordre professionnel. Les dirigeants et les entraîneurs se doivent de s’entendre, chacune des parties jouant sa partition sans empiéter sur les prérogatives de l’autre ».

Pour M. Diallo, la qualité des relations qu’entretiennent les entraîneurs et les dirigeants des clubs se ressent forcément sur les résultats d’une équipe.

« Si elles sont des plus exécrables, il ne faut pas s’attendre à grand-chose. En revanche, si elles sont très bonnes, c’est-à-dire que l’entraîneur et les dirigeants parlent le même langage, ont les mêmes objectifs, il y a de fortes chances que leurs clubs ou équipes parviennent à de résultats satisfaisants, voire excellents ».

Pour l’entraîneur du DAC, il y a des limites que l’entraîneur et les dirigeants se doivent de ne pas franchir dans leurs relations professionnelles. Ainsi, à ses dires, les dirigeants se garderont toujours de ne pas s’immiscer dans les affaires de l’équipe une fois que celle-ci se trouve sur la pelouse pour livrer un match.

« C’est à l’entraîneur de choisir ses joueurs, son système de jeu et d’opérer les changements », explique-t-il. Et d’ajouter qu’en l’occurrence le rôle des dirigeants est de faire confiance à l’entraîneur, quitte à lui demander des comptes après.

L’entraîneur de son côté doit se garder de s’immiscer dans la gestion financière de l’équipe. Cependant, dans le recrutement de joueurs, son avis doit compter, explique M. Diallo, qui regrette qu’au Mali, les relations entre dirigeants des clubs et entraîneurs ne sont pas très souvent bonnes, d’où le départ de certains entraîneurs après avoir passé seulement une saison.

« Au Mali, le choix des joueurs est souvent imposé par les dirigeants parce que tout simplement ce joueur serait le fils ou le neveu de… » raconte notre interlocuteur pour qui le football ou le sport au Mali de façon générale a besoin de sortir du favoritisme ou de la complaisance pour se professionnaliser.

Denis Koné

11 Juillet 2008