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Informer les paysans de la relance du coton par le gouvernement, du maintien de la subvention des engrais par le Président de la République, les sensibiliser à plus d’effort pour l’atteinte des objectifs fixés pour la nouvelle campagne ont été entre autres le but de la visite du Directeur de l’OHVN Issa Djiré et le PDG de la CMDT Tiénan Coulibaly. C’était à Kati et à Ouéléssébougou les 28 et 29 mai 2010.

La zone d’intervention de l’OHVN couvre les cercles de Kati, Kangaba et Koulikoro. Cette zone comprend 796 villages et 707 hameaux pour environ 1 024 036 habitants dont 791 512 populations rurales. Elle couvre 26 000 km2 soit une densité de 39 habitants au km2, dont plus de 75% de terres arables.

De nouvelles mesures à point nommé.

Assistés par les autorités locales, administratives de Kati le 28 mai dernier, Issa Djiré, directeur de l’OHVN et Tienan Coulibaly, le PDG de la CMDT ont mis sur la table devant le représentant de la primature, les services techniques, les encadreurs des paysans, le représentant de l’union des producteurs, les syndicats, le représentant de la mission de restructuration etc. Les problèmes liés à la culture du coton, les nouveaux engagements du gouvernement et en particulier le chef de l’Etat lui-même à relancer cette culture.

En prenant la parole, ce dernier a soulevé la question de paiement des crédits d’engrais. Il a notifié aux paysans qu’un refus de s’acquitter de ces crédits signifierait l’arrêt de la culture du coton. Le paiement est obligatoire, ont renchéri le Directeur de l’OHVN et le PDG de la CMDT.

ATT, une fois à l’écoute de tous les acteurs autour du coton, a indiqué au gouvernement de prendre des mesures pour maintenir la subvention engrais Aussi, ce sont les intrants qui trouveront les paysans à leur place et non le contraire, ont-ils indiqué. Le Directeur de l’OHVN Issa Djiré a notifié aux encadreurs de transmettre aux paysans la disponibilité des intrants .

Le gouvernement a débloqué tout l’argent nécessaire pour payer les paysans, les difficultés qui existent entre les AV et les banques sont en passe de trouver une solution, a indiqué le Directeur de l’OHVN. Concernant les pesticides, il dira que ceux-ci constituent une grande perte pour l’Etat. C’est pourquoi, a-il dit, au lieu de stocker ces pesticides, ils seront livrés selon les besoins.

La caution solidaire ne va pas cesser, a-t-il ajouté. Il leur a clairement notifié le déficit dans sa zone et les besoins pour la nouvelle campagne. Le directeur de l’OHVN s’est engagé à obtenir 100 000tonnes pour la nouvelle campagne.

C’est dans le même sens que le PDG de la CMDT va aborder. Selon lui, le gouvernement dépense plus de 20 milliards de FCFA/an. Sur les 17 usines de l’Etat, 4 ont été fermées, a dit Tiénan Coulibaly. La subvention accordée alors a emmené le prix de l’engrais à 2500FCFA et a augmenté le prix de coton de 15FCFA soit 185CFA désormais le kg. La question de privatisation n’a pas aussi été occultée.

Aly Kontao, représentant de la mission de restructuration, a expliqué de long en large les enjeux de la privatisation. Le 29 mai dans la zone OHVN de Ouéléssebougou, les missionnaires ont apporté les mêmes messages. Là un accent particulier a été mis sur la relance de l’usine de Ouéléssélougou.

Le directeur de l’OHVN a dit qu’ils n’hésiteront pas à engager des poursuites judiciaires contre ceux qui sont dans l’illégalité et qui sont de mauvaise foi. « Aucun mauvais payeur ne sera toléré ni épargné », a dit M. Djiré. Et « nous ferons tout pour récupérer l’argent de l’Etat… », a-t-il ajouté.

Ce fut le même son de cloche chez le sous-préfet de Ouéléssebougou et celui de Kourouma qui se sont engagés avec le directeur général de l’OHVN et le PDG de la CMDT à atteindre les objectifs de l’OHVN cette année : 100 000 tonnes.

Pour leur part, les différents intervenants parmi les représentants des paysans ont souhaité des semences de qualité, le paiement à temps de leur argent, l’enlèvement à temps du coton. Ils ont été rassurés de l’engagement du gouvernement à trouver des solutions à tous les goulots d’étranglement pour la relance de la culture du coton pour laquelle la visite de ces deux personnalités a créé un vrai espoir.

Fakara Fainké.

02 Juin 2010.