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L’UEMOA en faveur de la promotion des énergies renouvelables

Des experts et universitaires de l’UEMOA sont en conclave, depuis hier lundi 16 février, à l’ex – Centre Régional d’Energie Solaire (CRES) sis sur la colline de Badalabougou afin de valider l’étude pour la relance des activités de ce centre. Cette décision est une des recommandations fortes du Conseil des ministres de l’UEMOA, chargé de l’énergie, réuni à Bamako le 11 avril 1997.

C’est ainsi que la Politique Energétique Commune (PEC) de l’Union, adoptée par la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement en décembre 2001, a également retenu parmi les programmes prioritaires « la promotion des énergies renouvelables ».

urant trois jours, du 16 au 18 février, des spécialistes des énergies renouvelables vont débattre de la validation du rapport de l’étude sur la relance des activités de l’ex- Centre Régional de l’Energie Solaire (CRES) de Bamako.

Présidée par le ministre en charge de l’Energie, Mamadou Igor Diarra, cette rencontre permettra à terme de réaliser une infrastructure énergétique intégrée, permettant de mettre en valeur toutes les ressources énergétiques de l’espace, afin de fournir une énergie fiable, abordable. Elle permettra également d’avoir une énergie capable de stimuler le développement économique et d’améliorer le niveau de vie des populations, tout en veillant à une protection durable de l’environnement.

Le présent atelier a pour objectif d’examiner les propositions formulées dans le rapport d’étude, notamment en matière de faisabilité technique de la relance d’une nouvelle structure régionale chargée du développement et de la promotion des énergies renouvelables, les formes institutionnelle et juridique de ce nouveau Centre ainsi que les moyens matériels, humains et financiers nécessaires à l’investissement et au fonctionnement. Il faut préciser que les modalités de la mise en œuvre de toutes les propositions seront aussi discutées et approuvées par les experts.

« Dans trois jours et à la suite de cet atelier, la Commission de l’UEMOA, en relation avec le Hub Rural et la Fondation des Nations Unies, organise un atelier sur le développement de la bioénergie en Afrique de l’Ouest. Ces activités dénotent de l’importance de l’énergie qui constitue un élément essentiel de la vie et une composante indispensable du développement socio-économique, ainsi que pour atteindre les objectifs fixés dans le cadre du millénaire pour le développement » a expliqué Abdoulaye Koné, le Directeur Général des Mines, du Pétrole et de l’Energie renouvelable de l’UEMOA.

Pour sa part, le ministre Mamadou Igor Diarra a laissé entendre que « le CRES ancienne formule ne pouvait répondre à nos attentes aujourd’hui et doit, pour sa renaissance, intégrer dans ses activités nouvelles le développement de toutes les énergies renouvelables ; qu’il s’agisse de l’éolienne, du solaire, de la biomasse etc… L’UEMOA doit donc parvenir avec des organisations sous – régionales comme le CILSS et internationales comme l’IRA dont la plupart de nos Etats sont membres fondateurs, à la synergie d’actions nécessaire à la promotion des équipements énergétiques domestiques et à la valorisation des déchets végétaux, en vue de protéger notre patrimoine forestier par exemple ».

Le Mali, à le croire, subit pleinement les effets néfastes de cette crise énergétique. Mais, du fait de sa continentalité et de son éloignement des côtes maritimes, il voit son approvisionnement en produits pétroliers se compliquer encore plus.

Les difficultés qu’induisent ces facteurs ont orienté notre pays, selon les propos du ministre « vers l’exploitation rationnelle de ses potentialités énergétiques renouvelables telles que l’hydroélectricité, l’énergie photovoltaïque et les biocarburants pour ne citer que ceux-ci ».

Rappelons que c’est en 1994, après la dissolution de la Communauté Economique de l’Afrique de l’Ouest (CEAO) que le CRES est devenu un patrimoine malien.

Avec cette rencontre, il pourrait redevenir un patrimoine communautaire, conformément à la volonté politique des autorités maliennes de maintenir le caractère régional de ce Centre.

Chahana TAKIOU

17 Février 2009