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Celui-ci s’est appuyé sur une analyse des facteurs d’accident pour confirmer que les motos en étaient les principales causes. Après plusieurs rencontres organisées entre les ministères des Transports, de la Sécurité intérieure et des Finances, un processus accéléré pour la sensibilisation, les tests de conduite, la délivrance des autorisations de conduite et la réduction du coût de dédouanement a été élaboré.
Les mesures exceptionnelles de réduction du coût de dédouanement et d’immatriculation concernent les vélomoteurs « Djakarta« , « Yamaha », « Honda 50, 80, 100 » et les motocyclettes, « Honda CG 125″, « Vespa« , « DT 125 » et autres.

Pour ces deux catégories d’engins non dédouanés, les frais d’immatriculation et de dédouanement ainsi que les formalités à remplir sont fixés comme suit : un formulaire de demande de mise en circulation dûment rempli et disponible au niveau de centre d’immatriculation ; un certificat de mise à la consommation délivré par les services de douane contre le paiement de 1 000 Fcfa pour les vélomoteurs et 5000 Fcfa pour les motocyclettes ; une vignette antérieure au 1er novembre 2008 ; une facture d’achat ou tout autre document justifiant du droit de propriété ; le justificatif du paiement de la redevance de la Direction nationale des transports terrestres, maritimes et fluviaux (DNTTMF) s’élevant à 1 500 Fcfa ; les droits de timbres fiscaux à 1 500 Fcfa et le procès verbal de constatation de l’engin établi à titre gratuit par un expert de la direction nationale des transports. Le prix de la plaque d’immatriculation, lui, est de 4 000 Fcfa.

Les propriétaires détenant pour leurs engins un certificat de mise en circulation datant d’avant le 1er novembre 2008 sont exempts du paiement du droit de douane.

Les permis de conduire sont, pour leur part, répartis en trois catégories : Autorisation de conduire (AC) pour cyclomoteurs de catégorie « BBRS« , « Camico » ; permis A1 destiné à la conduite des vélomoteurs comme les « Djakarta« , « Yamaha », « Honda 50, 80, 100 » et le permis A2 pour les motocyclettes, « Honda CG 125« , « Vespa », « DT 125 » et autres. L’âge requis pour passer à l’AC est de 14 ans. Pour les A1 et 2, il faut avoir au moins 16 ans.

Les examens qui se dérouleront dans 22 centres sur l’ensemble du territoire, dont 4 dans le district de Bamako, et les formalités à remplir sont les identiques pour tout le monde.

Chaque candidat devra fournir un formulaire de demande dûment rempli, disponible au niveau de chaque centre ou des subdivisions de la direction nationale et timbré à 500 Fcfa. Il faudra y joindre une copie de l’acte de naissance ou de jugement supplétif, quatre photos d’identité, le justificatif de paiement de la redevance de la DNTTMF à 1 000 Fcfa et le droit de timbres fiscaux à 500 Fcfa.

La présente opération, qui s’étendra sur six mois, coûtera 300 millions de Fcfa à l’État. Pour le directeur national des transports, « ce n’est pas la somme injectée dans cette opération qui compte le plus, mais plutôt l’impact qu’elle aura pour la sécurité routière et, partant, la préservation des vies humaines« . Djibril Tall a lancé un appel aux médias pour une large diffusion du message.

Conscients que la plus grande tranche des propriétaires d’engins à deux roues se trouve dans les écoles, le ministère des Transports envisage d’y organiser des séances de formation.
A la fin des six mois de sensibilisation, les dispositions législatives et réglementaires seront appliquées. Comprenez par là que le temps de la répression sera venu. À bon entendeur …


P. MBEN

14 Octobre 2008