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Après une accalmie, les violents combats ont repris dans la région Kidal entre le Gatia, un mouvement de la Plateforme et la Coordination des Mouvements de l’Azawad. L’ambassade des Etats Unis a, dans un communiqué, condamné « fermement cette situation qui constitue une violation du cessez-le-feu » et appelle « toutes les parties à cesser immédiatement tout affrontement et à s’engager dans le dialogue pour résoudre la crise en cours. »

Dans son communiqué sur la situation qui prévaut à Kidal, l’ambassadeur des Etats-Unis au Mali,Paul Folmsbee indique : «  c’est avec une grande préoccupation que nous constatons depuis un certain temps un regain de la violence dans la région de Kidal entre les groupes armés signataires de l’Accord pour la paix. Une violence ciblant sciemment les populations civiles causant des morts, des blessés et des destructions de biens. ». Selon lui, Quinze mois après la signature de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation, il n’y a toujours pas de paix. « Les signataires maliens de l’accord pour la paix portent la responsabilité de surmonter les difficultés actuelles, de renoncer à la violence et de prendre les décisions difficiles qui sont nécessaires pour apporter la paix au peuple du Mali. Seuls les signataires maliens de l’accord peuvent résoudre cette situation à travers leurs actions pour la paix », explique le diplomate américain, avant d’ajouter : « nous condamnons fermement cette situation qui constitue une violation du cessez-le-feu et appelons toutes les parties à cesser immédiatement tout affrontement et à s’engager dans le dialogue pour résoudre la crise en cours. Aussi, nous les exhortons à se conformer aux principes du droit international humanitaire, à respecter et protéger les droits humains de tous les citoyens, y compris en facilitant l’accès total et sans entraves de la population à l’assistance humanitaire. »

De l’avis de l’ambassadeur des Etats-Unis, la dégradation de la situation sécuritaire en cours ne peut être contrée qu’à travers la poursuite du dialogue, conformément à l’Accord pour la paix. « Aucun intérêt ou agenda contraire à la mise en œuvre de l’accord pour la paix ne doit être autorisé à prendre en otage le processus de paix et la réconciliation nationale. Cette semaine, lors de l’Assemblée Générale des Nations Unies, le monde se réunira avec le gouvernement malien pour discuter de l’état actuel de l’Accord pour la paix. Suite à cette réunion, nous attendons que les parties maliennes prennent des mesures décisives et claires pour conduire la mise en œuvre de l’accord de paix, y compris des démarches appropriées pour résoudre le conflit. », selon Paul Folmsbee. Il a, au nom du Gouvernement des Etats-Unis, réaffirmé son plein soutien au processus de mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d’Alger et appeler toutes les parties à respecter scrupuleusement leurs engagements et les assure de notre détermination à appuyer leurs efforts dans ce sens.

A noter que les deux groupes signatures de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali se disputent, depuis des mois, le contrôle de la ville de Kidal. Les différentes médiations n’ont pu mettre un terme à cette violence.

M.K.D

Du 23 Septembre 2016