Partager

En plus de la mobilisation des ressources humaines, les ressources financières et l’adoption de la bonne gouvernance méritent d’être prises en compte par les acteurs des réformes annoncées dans le domaine de la décentralisation dans notre pays.

Surtout que la “Journée Nationale des Communes”, initiée il y a seulement quelques jours, intervient au moment où le Mali célèbre le Cinquantenaire de son accession à l’indépendance. Toute chose qui donne l’occasion de s’interroger sur les choix et les politiques initiés par l’administration malienne de 1960 à nos jours.

Rappelons que le thème de la “Journée Nationale des Communes” de cette année portait sur “La décentralisation et le développement économique, régional et local”. Cette Journée coïncide également avec le 10ème anniversaire de la décentralisation intégrale dans notre pays : c’est un moment propice à la réflexion sur les forces et les insuffisances de notre parcours.

La décentralisation n’a pas seulement vocation à définir le cadre institutionnel de la gouvernance locale : elle vise également à promouvoir le développement de nos collectivités, aux plans économique, social et culturel, au profit de nos populations.

Et c’est dans l’optique de consolider notre démocratie que l’État compte procéder à un réaménagement du pouvoir au sein de l’Exécutif, à la création d’un Sénat, la réorganisation de la Cour Suprême, de la Cour Constitutionnelle, du Conseil Économique, Social et Culturel (CESC), de la Haute Cour de Justice et du Haut Conseil Supérieur de la Magistrature (HCSM)…

Dans le même élan, il faut également ajouter une des réformes les plus ambitieuses à mener prochainement, dans le souci d’une meilleure gouvernance du pays : il s’agit du découpage administratif du territoire. En effet, le découpage administratif actuel (1 District, 8 Régions, 49 Cercles, 36 Communes urbaines et 286 Arrondissements) a déjà poséla problématique de mobilisation et de gestion des ressources, particulièrement financières.

Mais compte tenu de leur condition naturelle, un bon nombre de ces collectivités n’ont pas la capacité de mobiliser des ressources à hauteur de souhait.

C’est dire donc que d’ores et déjà, l’équipe d’experts qui est appelée à commanditer ces futures démarches est condamnée à se pencher sur ces réformes afin qu’elles ne soient pas source d’un recul du processus de décentralisation et de développement économique, régional et local entamé par le Mali.

Bakoroba COULIBALY

22 Avril 2010.