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L’atelier trouve sa légitimité dans la nécessité de renforcer les compétences techniques et managériales des hommes de médias pour assurer la couverture professionnelle et impartiale des prochaines consultations dans un climat apaisé

Un atelier de formation des journalistes sur les reformes institutionnelles et politiques se tient à la Maison de la presse. L’ouverture des travaux qui ont débuté hier était présidée par le ministre de la Communication et Porte-parole du gouvernement, Sidiki N’Fa Konaté. Le ministre avait à ses côtés le secrétaire général du département, Cheick Oumar Maïga, le président de la Maison de la presse, Makan Koné et le doyen Mamadou Kaba. Pour la tenue d’élections libres, transparentes et crédibles, la presse joue un rôle de premier plan. La formation des hommes et femmes qui animent les médias est donc une nécessité impérieuse pour donner des informations fiables aux citoyens.

C’est ce qui a motivé la tenue de la session qui regroupe un peu plus d’une cinquantaine de participants de Bamako et de toutes les régions du pays. Durant deux jours, ils étudieront des thèmes tels les enjeux des élections, l’information et l’importance des nouveaux médias, la charte des partis, le fichier électoral et le contentieux électoral. Ces thèmes seront développés par des experts des questions électorales et des journalistes expérimentés.

jpg_reforme-3.jpgAvant l’ouverture officielle de l’atelier, le secrétaire général du ministère de la Communication, Cheick O Maïga, et le doyen Mamadou Kaba ont entretenu les confrères sur le nécessaire respect de l’éthique et de la déontologie d’une manière générale et particulièrement en période électorale. Ils ont critiqué le comportement peu professionnel de certains confrères des radios et journaux qui écrivent ou diffusent des informations de nature à porter atteinte à la cohésion sociale.

Ils ont fait le constat de nombreuses violations de l’éthique et de la déontologie. Sur ce point, des confrères ont pointé du doigt l’Etat comme seul responsable de cette situation et ont suggéré qu’il fasse montre de fermeté. « C’est trop facile d’accuser l’Etat, mais la solution passe par une bonne organisation de l’espace médiatique », a estimé Mamadou Kaba. C’est dans l’après-midi que l’atelier a été officiellement ouvert par le ministre de la Communication. Pour Sidiki N’Fa Konaté, l’organisation de la session trouve sa légitimité dans la nécessité de renforcer les compétences techniques et managériales des hommes de médias pour assurer une couverture professionnelle et impartiale des prochaines consultations dans un climat apaisé (référendum et élections générales).

« Elle trouve sa justification dans la nécessité pour nous, professionnels de la communication, de promouvoir à travers l’information, la sensibilisation, la mobilisation et la participation de nos concitoyens aux consultations à venir dans un esprit d’objectivité et de responsabilité. Je ne doute pas un instant qu’au terme de vos travaux vous dégagerez des pistes et un plan d’action approprié, chacun, en ce qui le concerne pour réussir la couverture des prochaines consultations. Vous réussirez ce pari parce que vous savez comme moi que la communication qui informe, qui divertit, qui rapproche, qui éduque est le plus grand rempart contre l’exclusion, l’intolérance, la haine et la division », a précisé le ministre.

Avec les experts des ministères de la Réforme de l’Etat, des Relations avec les Institutions et de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, les journalistes débattent des changements et modifications apportés à la constitution jusque là en vigueur pour pouvoir en parler en toute connaissance de cause à leurs auditeurs, lecteurs et téléspectateurs et d’éclairer leurs choix Evoquant la situation au Nord, Sidi N’Fa Konaté a invité les journalistes à s’impliquer à travers leurs journaux, radios et presse en ligne pour barrer le chemin à l’intoxication, au harcèlement psychologique, à la division et à la haine qui sont des plantes qui ne doivent pas pousser à plus forte raison prospérer sur le sol malien.

Il a jugé que l’instauration de la paix et surtout de l’acceptation des uns par les autres sans amalgame, est un préalable à l’organisation d’élections libres, transparentes et crédibles, des élections dont la tenue est par ailleurs une nécessité absolue pour le gouvernement. L’atelier s’inscrit dans le cadre d’une série d’actions que le département de la Communication organise à l’intention des médias en vue de les préparer aux élections à venir. D’autres ateliers du même genre visant le même but sont prévus dans les prochains jours, toujours à l’intention des hommes de médias.

Jeudi 9 février 2012, par Mohamed Traoré

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