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Désormais, c’est la panique au sein de l’Agence de Cession Immobilière, communément appelée ACI. Et pour cause, le Président Directeur Général, Kalifa Sissoko a décidé de mettre de l’ordre dans cette structure devenue une mafia entre les mains de quelques cadres rompus dans les malversations de toute sorte. Sentant que la mise en ordre se fera contre eux et leurs pratiques mafieuses, certains cadres essaient de jouer au chantage et à l’intimidation à travers des informations distillées dans la presse pour salir le PDG.

Depuis un temps, les vieux démons se sont réveillés de leur sommeil au sein de l’Agence de Cession Immobilière. A coup d’intox et d’allégations, ils veulent saboter le travail du Président Directeur Général, Mr. Kalifa Sissoko. Le tors de ce cadre de l’urbanisme rompu à la tâche est d’avoir commandité un audit organisationnel et social de la structure dont il a la chance de diriger. Conformément à la volonté du président de la république, Ibrahim Boubacar Keïta, décidé à lutter contre la corruption et la délinquance financière, le PDG de l’ACI tient à donner une bonne image à sa structure et surtout une bonne règle de gestion pour que les performances soient à hauteur d’attente des maliens et des maliennes. C’est pour cela qu’il a commandité auprès d’un cabinet de la place une étude qui passe au peigne fin le fonctionnement et surtout les dysfonctionnements de l’ACI pour en connaître les forces et les faiblesses dans une vision globale de réforme axée sur l’amélioration des performances.

Mais depuis que les résultats de cette étude sont tombés, c’est la panique chez certains cadres qui se voient visé tant ils savent que les pratiques qu’ils ont érigé en mode de gestion jurent avec le manuel de procédure qui gère le fonctionnement du service. Au nombre de ces pratiques, on note de façon visible l’inadéquation des profils avec les fonctions occupées par certains personnels ; la mauvaise répartition des cadres ; l’inexistence de certains services indispensables au bon fonctionnement tel que la cellule de documentation et des archives etc.…

Dans les recommandations, l’audit suggère entre autres : la relecture des textes, l’équité dans le système de recrutement et de rémunération, l’harmonisation des rémunérations et autres avantages liés au poste, le profil de compétence pour tous les agents. C’est là l’une des sources principales de la cabale contre la direction. Habitués à percevoir des avantages indus et occupant des postes qui ne correspondent en rien à leur profil, ils pensent être visés par l’audit. Or, une source proche de la direction informe que le personnel actuel n’a rien à crainte de cet audit qui vient pour les permettre de mieux faire leur travail afin d’améliorer les performances de la structure pour la pérennisation de ses activités dans un environnement devenu de plus en plus concurrentiel avec la prolifération des agences immobilières privées.

La deuxième source d’incompréhension et qui vaut au PDG la colère et la méchanceté des occupants de la caverne d’Ali Baba, est la volonté de recouvrement des milliards de nos francs avec des créanciers qui se la coulent douce. En effet, toujours d’après des sources bien introduites, les créances de l’ACI s’élèvent à des coups de milliards sans que les intéressés ne soient inquiétés. Pour certains, c’est de la mauvaise volonté et du banditisme financier car ils bénéficient de la protection de certains agents en charge de les recouvrés.

Ce sont là entre autres raisons qui font le climat est délétère au sein de l’Agence. Malgré les assurances données par la direction aux personnels quant aux résultats de cet audit, certains sont décidés à empêcher toute action visant à clarifier les choses. C’est pourquoi, les allégations et les contre vérités sont devenues des armes pour certains. A la recherche de la petite bête contre la direction, on évoque le non paiement de la location de certains bureaux de l’ACI loués par des sociétés et entreprises privées.

Après de enquêtes, le cas BATICO dont il est fait mention ne repose que sur la diffamation, le premier responsable de cette société étant un proche du PDG. Or, il n’a jamais pris un mois de retard de paiement de sa location. Pour preuve, il dispose de ses reçus de paiements vérifiables au niveau des services financiers de l’ACI. Mieux, il n’a jamais payé de terrain à l’ACI, seulement, il a émis un chèque qui a servi dans les transactions d’achat d’une parcelle qui n’a jamais été livrée. Au lieu de le diffamer, il réclame simplement le remboursement du montant de son chèque.

Créée depuis 1992 pour faciliter l’accès des maliens et des maliennes à la propriété foncière, l’ACI n’a subit qu’une seule réforme en 1994. Depuis, toutes les tentatives ont échoué à cause du lobby de la mafia qui a pris en otage cette structure. Chaque fois qu’un PDG a voulu faire mettre de l’ordre, il a été victime de la mafia des cadres véreux et autres spéculateurs fonciers de grand acabit.

Avec la volonté affichée par les plus hautes autorités d’assainir la gestion de nos administrations, le PDG de l’ACI est dans la bonne voie.

Ibrahima COULIBALY

La Nouvelle Tribune du 23 Décembre 2013