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Samedi dernier, dans les locaux du ministère du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées, dans le cadre de l’amélioration des documents stratégiques de lutte contre la pauvreté relus par l’Organisation des Nations Unies pour la science, l’éducation et le culture (UNESCO) à la lumière des droits humains, Mme Chifa Tekaya, coordinatrice Pauvreté et droits humains de la section sciences sociales et humaines du bureau UNESCO de Paris, a eu une séance de travail avec les représentants du bureau UNESCO de Bamako, de l’Association malienne pour la défense des droits de l’homme, de la Commission malienne des droits de l’homme, de la Coalition des alternatives africaines-dettes et développement ( Cad-Mali).

Etait également présent à la rencontre, Koulou Fané, conseiller technique au département du Développement social, responsable du projet droit humain de lutte contre la pauvreté au Mali.

L’équipe d’experts constituée pour la rédaction de ces documents avait, auparavant, visité le Mali, le Niger, le Burkina, le Sénégal, le Bénin, pays considérés comme ayant une situation socioéconomique similaire à celle du Mali qui a entamé la deuxième génération de son cadre stratégique de lutte contre la pauvreté.

Le rapport rédigé par cette équipe fait l’état des lieux des droits humains dans les États visités.

L’étape suivante, objet de la présente rencontre de Bamako, consistait à partager les informations recueillies avec les autorités publiques et les partenaires de l’Unesco dans chacun des pays.

L’exercice était destiné à dégager avec eux, les voies et moyens de donner un visage plus humain aux programmes de lutte contre la pauvreté.

Mme Chifa Tekaya, a résumé le programme de l’UNESCO et son approche des droits humains et lutte contre la pauvreté dans les pays de l’Afrique de l’ouest.

Selon Mme Tekaya, depuis 5 ans, l’UNESCO est engagée dans une réflexion portant sur la relation pauvreté et droits humains, l’objectif étant de porter le débat au niveau international pour faire du concept de droits humains un moteur de développement.

Quant au coordinateur du Cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté (CSLP 2), Sékouba Diarra, lui, a exposé la situation de la promotion des droits humains au Mali et l’impact du programme de la cellule du CSLP qu’il pilote.

Mr Diarra a estimé que la lutte contre la pauvreté ne saurait être gagnée, sans la réalisation d’un minimum de croissance et il faudrait en plus, oeuvrer à développer les capacités du secteur privé tout en associant la société civile au débat.

Pour le coordinateur du CSLP 2, la défense des droits humains, a un lien étroit avec les conditionnalités exigées par les pays donateurs. Ces derniers, a déploré Mr Diarra nous les imposent telles, qu’il devient très difficile d’accéder à l’aide au développement.

Pour un bref rappel, les pays à faible économie se sont engagés à respecter les accords internationaux qui consacrent les droits des populations les plus vulnérables.

Mais, paradoxalement, ces engagements, dans la pratique, sont faiblement observés par les États développés dans le cadre des négociations de l’aide au développement.

C’est ainsi que l’Unesco milite afin que soit accordé une plus grande attention à ces droits, sans lesquels, vaincre la pauvreté et donner à la démocratie une assise solide, ne serait utopique.

30 juillet 2007.