Partager

L’assemblée générale du Djoliba AC s’est tenue le 29 mars 2009 au pavillon des Sports du Stade omnisports Modibo Kéïta, Karounga Kéïta dit «Kéké», président sortant a été réélu pour quatre ans. Dans l’interview qui suit, le président du Djoliba se prononce sur les contours de son élection, confirme que le Club est bien géré, explique les grandes lignes, de son programme pour les quatre prochaines années.

Il se prononce également sur le match retour du Djoliba contre le Club africain de Tunis à Bamako, dimanche prochain ainsi que sur la prestation des Aigles du Mali dimanche dernier à Khartoum contre le Soudan.

Le Républicain : le 29 mars dernier, le Djoliba a tenu son assemblée générale. A l’issue des travaux, vous avez été réélu pour un nouveau mandat de quatre ans. Pouvez-vous nous parler de la façon dont s’est déroulée l’élection ?

Karounga Kéïta : L’assemblée s’est déroulée dans des bonnes conditions. C’était houleux, mais c’était bien parce qu’on s’est dit la vérité et finalement tout s’est terminé par mon élection exactement. Donc je suis très content parce que j’ai consacré toute ma vie au Djoliba et ce n’était pas bien de partir par la petite porte comme on dit. J’ai été très honoré et très ému parce que j’ai été élu par applaudissement. Voilà.


Ce qui veut dire que vous avez été élu sur consensus ?

Bon ! Consensus ou pas, je ne sais pas. Mais ce qui est certain, il n’y avait pas d’autres candidats et c’était vraiment l’unanimité en ce qui concerne l’élection. Comme les autres années, j’ai été élu par applaudissement. Cela, ça fait très chaud au cœur.

On vous accusait à la veille de l’assemblée générale de ne pas rendre compte de la gestion du Club ? Qu’en pensez-vous ?

Bon ! Ce sont mes détracteurs qui disent ça. Ils disent que le club est mal géré. Mais comment se fait-il qu’un club qui est mal géré soit le club N°1 au Mali. Je ne le dis pas, on peut le constater. Et cela parmi les meilleurs clubs africains que ce soit au niveau des résultats sportifs, que ce soit au niveau des infrastructures.

Donc, c’est la mauvaise foi manifeste de leur part. Alors, ils veulent que, quand je prends une décision ou quand je fais un transfert, que j’aille au grand marché de Bamako faire une conférence de presse. Non ! Non ! Le Djoliba, c’est un club comme les autres clubs. Il y a une gestion, il y a nos livres qui sont-là.

Tout se passe vraiment comme il faut. C’est une famille, il y a un bureau, il y a un conseil d’administration, il y a une assemblée et tout est transparent. Alors, vous savez comme on dit, quand on veut tuer son chien, on l’accuse de rage. Sinon, il n’y a pas de problème. Vous avez vu, les 90 ou 95 % des supporters sont avec nous.

Cela est significatif. Malheureusement, qu’est-ce qui se passe actuellement au Mali ? Les gens veulent politiser le football. Il y a des oppositions. Même s’il y a une vérité qui est-là, l’opposition trouve toujours quelque chose à dire. C’est triste, parce que ça va à l’encontre du développement du football.


Pour votre nouveau mandat de quatre ans, quelles sont vos ambitions ?

Voilà, vous voulez mon programme. Mon programme, il est de deux sortes. D’abord sur le plan de la modernisation de nos infrastructures, nous allons électrifier un terrain d’entraînement parce que nous en avons six. Nous allons également essayer un système d’arrosage automatique du terrain.

Nous allons aussi restaurer les vestiaires, la salle de conférence et nos bureaux. Bon, sur un plan strictement sportif, nous allons reprendre en main le centre de formation qui est plutôt en ce moment une garderie d’enfants. Nous allons essayer de faire un centre sport étude avec des garçons capables d’assurer la relève et d’assurer l’avenir du club.

Maintenant, sur le plan de résultat sportif même, nous allons essayer d’avoir comme base, ce centre de formation, continuer nos recrutements avec les meilleurs attaquants qu’on peut trouver au Mali et en Afrique, essayer de rentrer dans la phase de poule à plusieurs reprises et pourquoi pas gagner la Coupe d’Afrique un jour. Voilà, c’est le programme que nous nous sommes assignés.

Le Djoliba est dans la course pour rentrer dans la phase des poules de la ligue des champions africaines. Après avoir éliminé le Casa Sport du Sénégal au premier tour, il vient de battre en match aller du deuxième tour à Tunis le club africain de Tunis. Le dimanche prochain, le match retour sera joué à Ségou. Comment préparez-vous ce rendez-vous important afin d’aller plus loin dans la campagne ?

Nous travaillons ce match retour dans la plus grande sérénité. Nous devrions au départ jouer à Ségou, mais la CAF s’est opposé à cela parce qu’il n’y a pas un aéroport à Ségou. Donc, le match est prévu pour le dimanche 4 avril au Stade omnisports Modibo Kéïta. Nous sommes très confiants.

Sur les trois derniers matches joués contre le Club africain, ils n’ont pas gagné sur le terrain. Nous avons été éliminés à Bamako au match retour aux tirs aux buts, mais vous savez bien que dans les palmarès, le tir aux buts, n’est pas considéré comme une victoire.

Donc, c’est le quatrième match entre le Club africain et le Djoliba. Ils ne nous ont jamais battus, on les a battus tout dernièrement sur leur terrain. Sans pouvoir être très présomptueux, je pense que nous avons nos chances et on va la jouer à Bamako dimanche.

La fébrilité du Djoliba ce dernier temps en championnat ne risque-t-elle pas de jouer sur lui dimanche prochain ?

Bon ! Chaque match a sa vérité. Sur les trois derniers matches, nous avons perdu, on a fait deux matchs nuls. Mais, il faut dire quand même que nous restons toujours premiers du championnat national et cela est significatif. C’est-à-dire que le Djoliba est toujours capable de redresser et puis se qualifier et j’y crois.

Quel jugement faites vous de la première sortie des Aigles contre le Soudan dans le cadre du troisième et dernier tour des éliminatoires combinées CAN/Coupe du monde 2010 ?

Bon ! Je trouve que c’est un bon résultat. Je n’ai pas vu le match à la télé, j’ai écouté à la radio et je pense que toutes les équipes de notre poule aimeraient faire un match nul au Soudan. Le Mali a déjà fait le signe. On suppose qu’en faisant un match nul sur les autres terrains en gagnant à Bamako, nous avons des chances d’être premiers du groupe. Mais enfin, ce que je veux vous dire, le résultat, il n’est pas mal.

Propos recueillis par Hadama B. Fofana

02 Avril 2009