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Depuis le vendredi dernier les résultats complets provisoires ont été proclamés par le Ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités locales, le Général Kafougouna Koné. Ces résultats créditent le Président sortant, Amadou Toumani Touré, de plus de 70% des voix. Certains ont exprimé leur surprise et leur mécontentement quant à ce plébiscite mais à regarder de près et de manière objective, ce score n’est nullement surprenant et pour preuve son plus sérieux concurrent, IBK, n’a obtenu que moins du tiers de son score. Ce qui veut dire que le peuple malien sait désormais à qui confier la conduite de son devenir.


Les raisons de ce choix

ATT a remporté les scrutins présidentiels de 2002 sous la coupole de candidat indépendant. C’était un signal important. Il est également en République du Mali, le seul Homme d’Etat à se prévaloir le titre de candidat de la demande sociale. La majorité des Maliens a été reconnaissante des actions que le Président ATT a accomplies durant son premier quinquennat. Il a lui-même donné le ton trois jours après son accession au pouvoir, en se rendant dans la commune rurale de Koumantou pour lancer des travaux de développement et depuis, le chef de l’Etat est resté sur le terrain avec les populations recensant leurs problèmes tout en y apportant des solutions conformément aux moyens de l’Etat.

Des adversaires du Président ont voulu le rabaisser en le qualifiant de « chef de chantier » mais mal leur en a pris car ce qualificatif a été pour beaucoup dans sa réélection car les Maliens ont compris enfin que leur pays est en train de se développer sous la houlette d’un certain Amadou Toumani Touré dit ATT.

Aujourd’hui le Mali est un pays en pleine expansion, les Maliens et les Maliennes ont plus que jamais des motifs de satisfaction et des raisons d croire en leur pays car de l’indépendance à nos jours, un chef d’Etat n’a été si proche d’eux et cela, de façon régulière.

L’une des priorités de ATT a été de se lancer dans le désenclavement sans lequel, le vaste Mali ne saurait se développer. C’est ce qui explique ces innombrables infrastructures routières de Kayes à Kidal en passant par Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou et Gao. Dans cette dynamique, le pont de Gao, rêve longtemps caressé par les populations de la cité des Askia, est devenu une réalité touchable du doigt depuis la dernière fête marquant l’anniversaire de notre accession à la souveraineté nationale et internationale.

La sécurité alimentaire a également été au centre des préoccupations de l’action gouvernementale et tout porte à croire qu’elle le sera encore durant les cinq prochaines années. Pour soulager les populations, une banque de céréales a été installée dans chacune des 703 communes que compte notre pays sans oublier celles installées dans les six communes du district de Bamako.

Grâce à l’initiative personnelle du Président de la République, le triste souvenir du loyer avec son corollaire d’humiliation est tombé dans les oubliettes de l’histoire même si certains soutiennent que ces logements sociaux sont le fruit du labeur de tout le peuple malien. Parlez mal de ATT à ceux qui ont obtenu ces maisons, à coup sûr vous vous attirerez leur colère et c’est normal.

ATT a su redonner espoir aux paysans qui ne croyaient plus en la terre qui, pourtant renferme toutes les richesses. La Loi d’Orientation Agricole (L.O.A), portée sur les fonds baptismaux sous le regard vigilent du chef de l’Etat, est le plus beau cadeau jamais offert aux braves agriculteurs.

C’est cette même loi qui est aujourd’hui à l’origine de la nécessaire mécanisation de notre agriculture. A travers les huit régions du pays et les six communes du district de Bamako, des tracteurs ont été cédés aux paysans à des prix défiant toute concurrence.

Il n’y a pas de développement sans électricité, fort de cela, le gouvernement a entrepris d’installer l’éclairage public dans plusieurs localités du pays.

L’opposition victime d’elle même

Dans cette course pour Koulouba, l’opposition malienne a joué sur la corde de l’émiettement des voix pour contraindre la Président ATT à un second tour. Il y a effectivement eu émiettement de suffrage mais cela a malheureusement concerné les électeurs acquis à la cause de l’opposition.

De l’analyse des résultats il apparaît nettement que le FDR n’a pas résisté au rouleau compresseur de l’ADP. C’est vrai que le nombre ne doit pas être le seul critère mais la grosse machine ADP avait montré sa force de frappe lors de l’élection des conseillers nationaux en raflant pratiquement toute la mise.

L’opposition n’a pas compris ou feigne de comprendre que pour accéder à Koulouba il faut faire un travail profond de terrain pendant tous les jours et c’est ce que ATT a compris et fait. Vu la représentativité à l’échelle nationale des partis qui le soutiennent, un second tour pour ATT était incompréhensible et même synonyme de défaite.

Au moment où les scores réunis des différents candidats n’atteint pas la moitié de celui obtenu par le vainqueur, il ne saurait être question de quoi que ce soit tant la victoire est écrasante. L’opposition est tellement sonnée qu’elle a même honte de donner une quelconque explication à sa base se contentant de réclamer l’annulation pure et simple du scrutin.

Il est temps de faire preuve de plus de responsabilité chez les hommes politiques car être opposant loin d’être une fonction, doit se situer dans un cadre strictement constructif au profit de la nation toute entière.

Si l’opposition n’a obtenu que ce score à la limite de la correction, elle n’a qu’à s’en prendre à elle-même car au moment où ATT partait à la rencontre de ses concitoyens, où étaient les autres ? Pas tous, mais beaucoup se pavanaient ici et là-bas à la recherche de l’air frais soufflant des côtes d’azur vers les plages luxueuses des grands hôtels de Paris, Bruxelles, Amsterdam etc.


Le verdict de la Cour Constitutionnelle attendu

C’est le vendredi prochain au plus tard que la Cour Constitutionnelle doit proclamer solennellement les résultats définitifs qui tomberont certainement comme un couperet pour l’opposition car ils sont sans appel ni pour X ni pour Y.

Cette instance a pour mission de vérifier la régularité du scrutin en vérifiant les différentes réclamations qui lui parviennent. Il ne fait aucun doute que des suffrages seront invalidés de part et d’autre mais de là à croire que l’ordre d’arrivée des candidats subira un grand changement il y a un pas à ne pas franchir.

Des cas de fraude ont été évoqués un peu partout de part et d’autre mais de l’avis général de tous les observateurs nationaux et internationaux, les irrégularités constatées ne sont pas de nature à entacher le scrutin. A ce niveau ce qu’il faut noter, c’est que même dans les plus grandes démocraties occidentales, on note les mêmes couacs.

Tous les Maliens doivent maintenant se donner la main pour le développement du pays. On y gagnerait en terme, davantage de stabilité et de crédibilité.

Diakaridia YOSSI

07 mai 2007.