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Le Conseil économique, social et culturel (CESC) a clos le lundi 16 juin la 8e session ordinaire de sa 3e mandature focalisée sur le recueil annuel 2008 des besoins et attentes des populations. La déforestation, la prolifération des déchets plastiques, la recrudescence des accidents de la route restent les préoccupations des populations.

Conformément au mandat qui lui est dévolu par la Constitution, les membres du CESC sillonnent tous les ans l’intérieur du pays et les six communes du district pour recueillir les besoins et attentes des populations en matière de politique de développement. Le recueil 2008 qui était au centre de la présente session n’a pas failli à la règle. Il a pris en compte pour la première fois les préoccupations des diasporas maliennes établies en France et en Cote d’Ivoire.

Le vice-président de l’institution, Mohamed Bassirou Camara, assurant l’intérim du président du CESC, Moussa Balla Coulibaly (en déplacement à Cotonou pour le sommet de la Cen-SAD) a, dans son allocution de clôture, mis le doigt sur trois sujets, qui constituent, selon lui, deux préoccupations majeures des populations.

Aux dires du vice-président, l’action de l’homme sur son environnement a été la plus évoquée par les populations maliennes. A Sikasso et à Ségou, la crainte des citoyens porte sur la coupe abusive de bois tandis que la prolifération des déchets plastiques demeure une préoccupation nationale. Le phénomène de la recrudescence des accidents de la circulation a été également abordé dans le présent recueil.

Sur ces trois situations, Mohamed Bassirou Camara a suggéré d’interdire l’importation des matières plastiques en ce sens que même le recyclage des déchets plastiques n’est pas la solution puisque la même matière se retrouve sous une autre forme. Pour ce qui concerne la coupe abusive de bois, M. Camara préconise la prise de mesures administratives draconiennes pour mieux réguler la délivrance du permis de coupe.

Les causes de la recrudescence des accidents de la route étant liées au non respect du code de la route, au refus du port du casque par les motocyclistes, à la consommation de stupéfiants par des chauffeurs et à l’utilisation du téléphone, le CESC opte pour l’application rigoureuse des dispositions législatives et réglementaires en la matière.

« Le recueil annuel 2008 ainsi adopté par vos soins, sera, j’en suis sûr, pour le président de la République, le gouvernement et l’Assemblée nationale, un précieux outil de développement », a plaidé M. Camara.


Abdrahamane Dicko

18 Juin 2008