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nitialement prévu pour lundi 17 juillet, l’affichage des noms des postulants jugés aptes passer la visite d’aptitude, Pour le recrutement de 3000 jeunes dans les forces armées et de sécurité, a finalement eu hier devant la Direction de la zone de défense n° 3 à Kati.

Notre premier constat, malgré le nombre important Des milliers de jeunes. Des filles et garçons, assis pour les uns à même le sol, plutôt calmes alors que toutes les figures étaient marquées par l’impatience, celle de voir leurs noms affichés. Quelques uns parmi eux tous ont confié qu’ils avaient passé la nuit là, à la belle étoile.

Aux environs de onze heures, l’affichage des listes fut donc salué par une ruée vers les murs. Celle-ci ut contenue à temps par un cordon de militaires.

Cet exercice qui s’est terminé aux environs de 13 heures 30 minutes fut perçu comme une délivrance pour ceux-là qui n’étaient plus prêts à affronter de longues heures d’attente avec le ventre creux.

Il y a eu des heureux mais aussi des déceptions, les jeunes qui n’ont pas été retenus sont rentrés chez eux très déçus, quelques uns en larmes. « Le recrutement de cette année, nous a expliqué, le Colonel Abdoulaye Coulibaly de la Direction de l’information et des relations publiques de l’armée, n’a pas suivi le schéma habituel. Cette fois, il se fera en fonction du nombre de populations par rap­port aux régions, au niveau local et à Bamako. Le der­nier recensement de la po­pulation a été l’élément de base pour fixer les quotas par région. Cette fois-ci, ce sont les régions de Sikasso, qui ont des quotas éle­vés. Cette bonne décision vise à ce que toutes les ré­gions aient leurs enfants dans l’armée. D’autre part, c’est pour éviter que les jeu­nes quittent les régions pour se faire recruter dans l’ar­mée, comme cela se pas­sait auparavant. Une situa­tion très pénible pour ceux qui n’avaient pas de parents à Bamako et qui étaient obli­gés de dormir dehors pour se voir écarter« .

Aussi, au niveau de chaque région, des com­missions de recrutement ont été mises en place, des rapports et des quotas ont été envoyés à chacune d’elle. Concernant les condi­tions de recrutement, tous les postulants doivent satisfaire à un certain nombre de critères, à savoir l’âge et le diplôme. Tous les candidats doivent être compris dans la fourchette d’âge de 18 ans et « 21 ans plus 12 mois« , c’est-à-dire 22 ans, pas un jour de plus.

Concernant le recrute­ment à la gendarmerie qui ouvre, pour la première fois, ses portes aux femmes, les candidats doivent être dé­tenteur du diplôme d’études fondamentales pour les filles et d’un baccalauréat (BAC) pour les garçons.

Par contre, pour l’ar­mée, le recrutement se fait à partir des sans niveaux jusqu’au BAC. Les commis­sions ont donc procédé au dépouillement des dossiers, c’est-à-dire, éliminer tous ceux qui ont falsifié, soit leur diplôme, soit leur âge. Et c’est justement ce qui a cau­sé le désagrément chez tous les candidats éliminés.Tous ceux qui ont leur nom affi­ché vont bientôt commencer les visites d’aptitude.

Pierre Fo’o MEDJO

28 juillet 2006