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Le mois d’octobre, selon le service de la sécurité routière, a été marqué par une recrudescence d’accidents de circulation. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, des 1er au 31 octobre 2007, les deux unités des sapeurs-pompiers du district de Bamako ont enregistré 411 contre 176 accidents à la même époque en 2006.

Les accidents de circulation ne se comptent plus sur nos routes depuis l’arrivée des motos chinoises sur notre marché. Pour le seul mois d’octobre, le service de la circulation routière a enregistré dans le seul district de Bamako, 420 accidents faisant 545 blessés et 18 morts.

Cette recrudescence d’accidents de la circulation s’explique par le fait de la rentrée scolaire.

En 2006, en chiffres absolus, le nombre de victimes d’accidents reste impressionnant dans le district de Bamako. En 2005, selon les statistiques on compte 2349 accidents corporels, ayant entraîné 190 tués, et 2425 blessés. En 2006, on a enregistré une légère baisse, 2333 accidents corporels qui ont fait 168 tués et 2832 blessés. Si le nombre d’accidents a baissé en 2006, le nombre de victimes a plutôt augmenté de façon inquiétante.

Par rapport à la recrudescence des accidents observés au mois d’octobre, le Contrôleur général de la police Moussa Camara, commandant du groupement mobile de sécurité, soutient que c’est le fait de la rentrée des classes.  » Celle-ci, selon lui, implique les élèves et le transport d’enfants. Malheureusement, beaucoup d’entre eux ne connaissent pas le code de la route « , a-t-il déclaré.

L’autre raison, affirme Moussa Camara, est l’inadéquation entre les infrastructures et les véhicules et les engins à deux roues. Aujourd’hui, le nombre de véhicules prévu a presque quintuplé.  » C’est la conjugaison de tous ces facteurs que nous enregistrons de plus en plus d’accidents « .

Pour lutter contre les accidents, la Compagnie de la circulation routière a multiplié les campagnes de sensibilisation au niveau de la Chaîne II. Concomitamment, chaque jour ses patrouilles sortent pour le même motif. Mais, force est de reconnaître que la sensibilisation a montré ses limites.

«  Aux heures de pointe, la CCR place ses éléments à tous les carrefours. Il n’est pas question de siffler, sauf en cas d’infractions apparentes. Quant aux cadres, ils vont en ville pour veiller à l’application des consignes par les éléments et éventuellement pour régler les petits cas rencontrés, par-ci, par-là « .

Le Contrôleur général, Moussa Camara, invite la population au respect du code de la route et à la tolérance. « Généralement, les gens qui ont la priorité ne tiennent pas compte des autres usagers. C’est cet état de fait qui se trouve être à la base de beaucoup d’accidents« .

Intolérance quand tu nous tiens.

Pierre Fo’o MEDJO

16 novembre 2007.