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Face à la recrudescence des attaques jihadistes, la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) manque d’effectifs et de matériels adaptés, mais surtout de renseignement, faute de coopération de la population, selon des responsables des Nations unies et des experts.

En deux semaines, en mai, elle a perdu 12 Casques bleus – six Tchadiens, cinq Togolais et un Chinois – dans trois attaques jihadistes, conduisant le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon à réclamer dans son rapport trimestriel des renforts et une modification du mandat de la Minusma.
Outre leur multiplication depuis 2015, « les attaques sont de plus en plus complexes et sophistiquées, combinant des dispositifs explosifs placés en bord de route et des embuscades », souligne Ban Ki-moon, alors qu’en l’absence d’autorité de l’Etat dans une grande partie du nord du Mali, « la Minusma est devenue la première cible des groupes extrémistes violents ».
Ses demandes, portant notamment sur 2.500 militaires et policiers supplémentaires, pour un effectif actuel d’environ 12.000, seront examinées par le Conseil de sécurité le 16 juin.
Déployée depuis juillet 2013, dans la foulée de l’intervention militaire, à l’initiative de la France, contre les jihadistes qui contrôlaient le nord du Mali depuis mars-avril 2012, la Minusma est, de toutes les missions de paix de l’ONU en cours, celle qui connaît le plus fort taux de mortalité par rapport à l’effectif.

Avec AFP

Le Débat du 13 Juin 2016