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– L’armée intervient et désarme des combattants du MNLA lourdement armés

– En représailles, le MNLA enlève cinq civils touaregs

Tout serait parti vendredi quand trois militaires touaregs du bataillon Waraba originaires d’Aguel Hoq ont rendu visite à des proches. A peine arrivés qu’ils ont été pris à parti par des-éléments du MNLA qui les accusaient de n’avoir pas défendu leurs revendications identitaires et séparatistes.

Les trois militaires touaregs leur ont rétorqué avoir fait le choix de l’unité et de la laïcité et que rien ne leur ferait revenir sur Le calme semble difficilement revenir dans la région de Kidal précisément dans la ville d’Aguel Hoq après que des soldats du bataillon Waraba eurent désarmé des combattants du MNLA à bord de trois pick up équipés de mitraillettes et qui s’étaient attaqués à trois militaires touaregs loyalistes.

Ces derniers pour se venger ont capturé cinq touaregs acquis à l’unité et favorables à la république du Mali. Ils se sont aussi attaqués à d’autres civils à travers la ville. Ces incidents ont provoqué une scène de violence à travers la ville obligeant les militaires maliens à intervenir pour mettre hors d’état de nuire ces combattants. leur décision.

Les combattants du MNLA ont proféré des menaces à rencontre d’eux jurant de leur faire la peau ou à certains de leurs proches. De retour dans leur unité, les trois militaires loyalistes ont informé la hiérarchie de la présence de ces combattants. Une patrouille fut aussitôt envoyée dans la localité pour tenter de les désarmer. Les militaires parviendront sans difficulté à s’emparer de leurs armes notamment des mitrailleuses, des doucets et des PKM. Les armes fixées sur les pick up ont aussi été démontées.
Les combattants du MNLA frustrés s’en sont référés aux forces de la MINUSMA et aux militaires français qui demanderont par la suite aux militaires maliens de leur restituer leurs armes. Ces derniers refusent catégoriquement affirmant que ces combattants ne devraient pas se trouver à Aguel Hoq et qu’ils étaient Censés être désarmés et cantonnés.

En clair pour les soldats maliens, ils devraient être traités comme de vulgaires bandits armés venus commettre un forfait. Les discussions ont achoppé pendant un bon bout de temps entre militaires maliens et les forces alliées. Finalement les combattants du MNLA perdirent patience et faute d’avoir leurs armes, ils descendent dans la ville et s’attaquent à des civils qu’ils finiront par brutaliser. Certains notamment cinq touaregs connus pour leur appartenance à la république du Mali seront enlevés et conduits vers une destination inconnue.
Ce rapt attisa les tensions dans la ville. Une partie de la population non négligeable s’est dirigée vers le quartier général des militaires français et de la MINUSMA pour se plain-dre. Au même moment, un autre groupe s’est dirigé vers l’endroit où étaient garés les trois picks up pour les enlever. Au moment où nous mettions sous presse, la tension était très vive dans la ville. La population de plus en plus acquise à l’unité a juré de se venger des combattants du MNLA.

Certaines personnalités dont des élus locaux se sont engagées à entreprendre une campagne contre toute présence des indépendantistes dans leur localité. Il y a lieu de préciser que depuis ces incidents, les rapports entre la population et les forces présentes se sont davantage détériorées. Elle les accuse de n’avoir pas joué leur rôle qui consiste au cantonnement et au désarmement des combattants armés.

Abdoulaye DIARRA

L’Indépendant du 21 Août 2013