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Sans l’Adema, Alpha peut compter sur sa MUTEC qu’il a crée en 1986 qui comptait en 1992, 2700 adhérents pour plus de 25.000 familles. Après cinq ans d’existence (1992 – 1997) la MUTEC dispose d’un compte bancaire dans toutes les banques de la place, au trésor public.

Elle est actionnaire à la BDM SA, détient la majorité des actions de la librairie nouvelle. La BMS. a été Créée grâce au fonds de la MUTEC.

«Je dois tout à Adame», déclare Alpha ! No comment !
Grâce à la fondation partage basée sur l’humanitaire les femmes qui constituent les grands électeurs seront toujours du côté de l’ex couple présidentiel.

A quelques encablures des élections présidentielles d’Avril 2007. Mme Touré Lobo Directrice exécutive de la Fondation pour l’Enfance a acheminé des dons sur tout le territoire malien en vue de ratisser large pour son mari.

La Pondation pour l’Enfance a pris le relais aux partis politiques de l’ADP dans tout le Mali. Dans un contexte de divisions politiques, les couples Alpha -Adame, ATT – Lobo ont vite compris et vu la nécessité d’avoir leur propre Chose, afin de prendre leur destin politique en main.

Par un travail de fourmi, l’Adéma se remet en cause et en accueillant certains de ses militants partis sous d’autres cieux. Elle travaille aussi en direction de certains partis dans la perspective de réussir une grande fusion. L’ex-RND de Me Abdoulaye Garba Tapo est entré dans ce filon.

Dans tous les cas, une chose est claire : l’Adéma semble avoir tourné définitivement la donne ATT. Du reste, le Président Dioncounda TRAORE ne rate aucune occasion pour signifier à ATT que celui-ci est à son terme constitutionnel : «son second et dernier mandat».

Après cette parenthèse douloureuse pour tous les démocrates, l’Adéma prend subitement conscience de son destin en tant que parti politique. Fini l’informel.


L’Adéma panse ses plaies

Depuis un certain temps, le parti qui a géré les affaires pendant dix ans se reconstitue et essaie de se remettre des différentes cassures qui ont mis à mal sa cohésion. Le parti qui a conscience que les échéances à venir ne se négocieront pas avec un parti en lambeaux tente et réussit des coups éclatants, çà et là avec le retour médiatisé des militants fâchés.

Et tout semble indiquer que les actions de réconciliation initiées par certains animateurs de ce parti en direction des militants qui ont été en rupture de ban avec leur famille sont entrain de porter leur fruit. Il y a eu d’abord le retour des anciens fondateurs du RPM, la vague de Bocar Sall et autres. Aussi, le retour de certains militants de Kita.

La semaine passée, les griots de Bamako et d’ailleurs ont égayé les habitants de Bamako-Coura pour célébrer le retour en famille de Soumeylou Boubèye MAIGA et de ses camarades qui reviennent après avoir été chassés, exclus des rangs pour avoir eu le culot de militer pour une candidature de l’Adéma à l’élection présidentielle. Cet avis qui n’était pas du goût du président de parti des abeilles, Dioncounda TRAORE et autres a été mal pris.

Depuis, l’élection présidentielle est bien finie avec la réélection de ATT dès le premier tour après une compétition qui n’en était pas une tant les règles ont été viciées. Jamais l’administration du pays ne s’est mise ainsi au service d’un homme en toute indignité.

Les aveux tardifs de cette forfaiture indescriptibles ont été faits quelques mois seulement après par deux personnalités, deux acteurs insoupçonnés : le Directeur National de l’Intérieur et l’ex-Président de la Cour Constitutionnelle.

Soumeylou réintègre «son parti fondé» avec rang et prérogatives. Il n’est pas en terrain inconnu. Il a seulement promis de se battre à côté de tous ses camarades pour l’accomplissement du destin de l’adéma.

Quelle analyse ?

Il y a sans doute une lecture réaliste de ce retour de Soumeylou qu’il faut faire. Il faut juste souligner que l’homme, après avoir pris ses pénates avait formé une association (ASMA) au nom de laquelle il a brigué la magistrature suprême.

Son score a juste été de figuration après une campagne modeste. Dans cette lancée, il s’était rapproché d’un pôle de parti résolument contre ATT et ses affidés : le Front pour la Démocratie et la République (FDR), une bouillabaisse qui comptait des partis politiques et des associations.

Soumeylou Boubèye MAIGA aurait pu continuer son évolution et créer un parti politique. Il a écarté cette hypothèse pour son retour à l’Adéma dont est membre fondateur. On ne peut pas dire comment il a réussi ce ravalement de facette, mais il est sûr, à l’évidence que pour lui, la partie était bien finie. Ceux du FDR qui comptaient sur son «entêtement» doivent revoir leurs plans.

Il y a aussi les liens entre Soumeylou et l’ancien Président Alpha Oumar Konaré qu’il faut mettre sur les palettes de lecture.

Quel dessein Konaré a-t-il pour son ancien parti qui a volé aux éclats après son départ ? Ne se reproche-t-il pas bien de chose dans cette déconfiture du parti qui l’a porté aux affaires ?

Il n’est pas un secret que Soumeylou Boubèye MAIGA fait partie des substances grises du Président Konaré, dont il a été le chef des Services de Renseignements contre toute attente. M. Alpha Oumar Konaré peut bien se dire qu’aujourd’hui, il faut remettre de l’ordre dans les idées et revenir à la maison, lui aussi après un passage à la tête de l’Union Africaine qui n’a pas été un franc succès.

Il revient au pays à un moment où la relecture des textes de base est en cours dans l’optique d’un referendum sur la Constitution. Il se dit dans plusieurs lieux que le but ultime de cette recréation initiée par ATT et confiée à Daba DIWARA n’aurait d’autre but que de revenir sur la limitation des mandats à la tête de l’Etat.

La meilleure des manières serait de se remettre à l’école de la manipulation et de dire «qu’il n’ y a pas de limitation de mandat pour un bâtisseur» comme ATT.

Et déjà des esprits travaillent dans ce sens à réussir un changement de République, un peu comme l’a fait Blaise Compaoré au Burkina Faso, dont on connaît l’accointance des conseillers avec l’entourage présidentiel malien.

Alors seulement, ATT pourrait-il empêcher Alpha Oumar Konaré de revenir dans le jeu ? Alpha Oumar Konaré a-t-il définitivement renoncé à toute option de revenir à la tête du Mali ? Rien n’est moins sûr à cette étape. C’est pourquoi, le retour de Soumeylou Boubèye peut bien apparaître comme un élément de reconquête de l’appareil.


Amy Sanogo

Le Mali sous Modibo KEITA

En république du Mali, la date du 22 Septembre ne célèbre pas une indépendance octroyée par la France, mais plutôt une indépendance arrachée de hautes luttes.

En effet, c’est bien à la date du 22 Septembre 1960 que le peuple malien opposera avec la dernière énergie une riposte à la politique d’isolement menée contre lui par l’impérialisme français ; sauvant en cela l’honneur de toute une nation.

Dans la chronologie des faits, avant le 22 Septembre 1960, le soudan français l’actuel (république du Mali) était déjà indépendant tout comme le Sénégal avec lequel il composait la fédération du Mali. Avant cette date, toutes les étapes du processus classique en matière de décolonisation et indépendance étaient franchies


-la décolonisation : 1958

-l’autonomie : 1959

-le transfert des compétences de la France aux autorités de la Fédération du Mali : 4 Avril 1960

-la proclamation de l’indépendance des Etats de la fédération (Sénégal, Soudan) : 20 Juin 1960

-les deux anciens Etats fédérés seront admis le même jour à l’organisation des Nations Unies (O.N.U.) comme Etats membres : le 28 Septembre 1960.

Certes, la date du 22 Septembre n’a rien de commun (schématiquement s’entend) avec les autres dates d’indépendance célébrées dans la sous région.

Mais, il n’en demeure pas moins qu’elle partage avec elles tout le sens d’une indépendance vraie. Ainsi, le 22 Septembre 1960 fut un jour de sursaut national au cours du quel, le peuple malien décida de claquer la porte de la « communauté française », dernière trouvaille du colonisateur «le TREMPLIN» n°6 du 22 Septembre 1960.

Genèse/historique d’un parcours du combattant ou autrement dit, de la lutte d’un peuple déterminé à conquérir et à sauvegarder son indépendance et sa souveraineté nationale et internationale :(cf. les interventions du secrétaire général de l’US- RDA, Modibo KEITA et du secrétaire général du bureau exécutif de la jeunesse de l’US- RDA, Gabou DIAWARA, au congrès extraordinaire de l’US- RDA (parti au pouvoir à l’époque) organisé le 22 Septembre 1960, à Bamako).

En guise de réminiscence : de l’autonomie à l’indépendance nationale et à la souveraineté populaire de la république du Mali :

Défait en Indochine (cf. Dien-bien-phus)_actuel Vietnam_ traqué, en Algérie (cf. le F.L.N), l’impérialisme français, dénoncé à l’O.N.U. et les U.S.A.) se décida temporairement, sous la présidence française du général Charles De GAULLE, a proposé, dans les années 1950, une «communauté française» à ses colonies appelées à l’époque les «territoires d’Outre- mer».

Le référendum constitutionnel initié, en 1958, par le général De GAULLE fut l’objet d’une vaste opération de charme dans toute l’Afrique : de Brazzaville à Tananarive, de Fort-Lamy (actuel N’Djaména) à Libreville, de Dakar à Abidjan, de Cotonou à Conakry, De GAULLE a tenté de convaincre les leaders politiques africains à accepter le projet de communauté (dont il était lui-même l’initiateur) avec la France.

Excepter la Guinée Conakry, le message distillé par l’illustre auteur de «l’Appel du 14 Juin» sera reçu cinq sur cinq partout ou le leader français est passé en Afrique.

En effet, la seule fausse note enregistrée au cours de ce périple historique de De GAULLE, viendra de la Guinée ou le général se vit infliger, par Sékou TOURE, (l’impétueux panafricaniste), le « non » retentissant du 28 Septembre 1958.

Peu après cette campagne en faveur de la «communauté», plusieurs Etats Africains, désireux de mieux s’affirmer en tant qu’Etats souverains, entamèrent avec l’autorité coloniale, des négociations en vue d’obtenir d’elles leur indépendance respective.

En ce temps déjà, la propension de Modibo KEITA au fédéralisme en Afrique était de notoriété publique.

Le 17 Janvier 1959, il réunira autour de lui des dirigeants du Sénégal, de la Haute Volta (Burkina-Faso), et Dahomey (Bénin) dans le cadre de la conférence des fédéralistes tenue à Bamako.

Et les vœux exprimés lors de cette conférence seront traduits dans les faits le 24 Mai 1959, avec la création du parti de la fédération Africaine (PFA) qui servira de support politique à la jeune fédération du Mali, regroupant le soudan (Mali) et le Sénégal.

Ainsi, était gagnée la première victoire de Modibo KEITA en matière de fédéralisme. A ce propos, il conviendrait de préciser que chaque Etat composant la «fédération du Mali» s’était doté, en tant que république autonome, d’un gouvernement et une assemblée, et que, pendant que Modibo KEITA assumait les fonctions de président du gouvernement fédéral, Léopold Sédar Senghor lui, occupait le poste de président de l’assemblée fédérale.

Une fois les institutions fédérales mises en place, une délégation conduite par le Soudanais Mamadou Madeira KEITA, s’est rendue à Paris, enfin d’y négocier avec le gouvernement de DE GAULLE l’indépendance de la «fédération Mali».

Après une laborieuse séance de ping-pong entre Dakar et Paris, il sera obtenu finalement de l’autorité coloniale, une kyrielle d’accords dont les deux plus importants portaient sur :

«le transfert des compétences de la France aux autorités de la fédération du Mali» ;

«la proclamation de l’indépendance de la fédération du Mali».

Conformément au calendrier préalablement établi, la France a honoré ses engagements par rapport à ces deux accords. Ainsi, «le transfert des compétences» de la France aux autorités de la fédération du Mali va être effectif le 4 Avril 1960 et la proclamation d’indépendance le 20 Juin de la même année.

Le coup d’Etat (l’éclatement de la fédération du Mali) nous sommes les 19, 20 Août 1960 dans la nuit Dakar (capitale fédérale du Sénégal et du Soudan) beigne dans un climat humide édulcorée de temps à autre par une brise déversée généreusement sur la ville, par l’Océan Atlantique qui voisine avec le quartier administratif.

Par delà ce calme apparent, les milieux fermés du pouvoir bouillonnaient. Les taupes s’activaient fébrilement à fomenter un complot qui, quelques heures plus tard, va transformer en terrible cauchemar l’espoir de toute une communauté : un coup d’Etat est annoncé le 20 Août au matin.

Dans les salons luxueux des résidences, dans les quartiers populaires et, enfin, dans les rues, les commentaires allaient bon train. Qui pour s’indigner, qui pour condamner, qui pour faire le procès des commanditaires présumés du coup d’Etat. A savoir : Léopold Sédar Senghor, Lamine Guèye, Mamadou Dia et Waldiodio N’diaye, alors figures de proue de la classe politique Sénégalaise.

Naturellement, c’est dans une atmosphère particulièrement surchauffée que les événements se sont précipités car, au soir même du 20 Août, Modibo KEITA et plusieurs de ses camarades sont arrêtés, puis mis en résidence surveillée, avant d’être expulsés tous, vers leur pays d’origine dont notamment Ousmane Bâ, Tidiane F. TRAORE, Mamadou Aw (membres du gouvernement fédéral) et Mahamane Alasane Haïdara, Ténéman TRAORE, Tiècoura KONATE, Mamadou Sidibé (membres de l’assemblée fédérale).

Après eux, des centaines de Soudanais dont des fonctionnaires, des ouvriers, des cheminots et familles entières prendront à leur tour le chemin du pays natal.

Ou il furent accueillis en héros par de milliers de personnes venues à la gare ferroviaire de Bamako, manifester leur solidarité d’avec leur compatriote auxquels les supports de l’impérialisme français venaient d’imposer une terrible épreuve. Jamais, solidarité nationale aura été aussi agissante !!! Les observateurs, en voulant se trouver une explication au coup d’Etat, avancèrent deux hypothèses :

1°) la forte personnalité, l’aura et la popularité par lesquelles se distinguait le président Modibo KEITA, sont autant de qualités qui ne pouvaient manquer de faire des jaloux au sein de la classe politique Sénégalaise.

2°) A cause de sa vocation de bâtisseur de grands ensembles politiques et économiques en Afrique, Modibo KEITA constituait aux yeux de l’impérialisme français, une sérieuse menace pour ses intérêts économiques en Afrique.

Dès lors, l’on pourrait raisonnablement penser qu’il eut dans ce coup d’Etat la main de la France. Cette France qui entend rester fidèle malgré tout à sa «maxime» de DE GAULLE : «ce ne sont pas les relations d’intérêts».

si, au cours de cette cauchemardesque nuit du 19 au 20 Août 1960, le Sénégal de Senghor a préféré toute ignominie se mettre sous la coupe réglée de la France le Soudan de Modibo KEITA lui, a choisi par contre, d’assumer son destin dans l’honneur et la dignité.

Le congrès du 22 Septembre 1960.

Joignant l’acte à la parole, l’US- RDA (parti au pouvoir à l’époque) organise le 22 Septembre 1960, à Bamako, un congrès extraordinaire qui va marquer un tournant décisif dans l’histoire contemporaine de notre pays.

En effet, les résolutions issues de ce congrès historique du 22 Septembre 1960, ont engagé notre jeune Etat dans la voie de la radicalisation. Comme le prouvent ces résolutions hardies portant sur :

1°) la proclamation de la république du Mali ;

2°) la rupture d’avec la France colonialiste ;

3°) la définition puis l’adoption de nouvelles orientations politiques et économiques pour notre jeune Etat.

La date du 22 Septembre 1960 doit son caractère historique en particulier :

a)à deux décisions :

la proclamation de la république du Mali après le triste éclatement de la fédération du Mali ;

la rupture d’avec la France dont on dit qu’elle fut l’instigatrice du coup d’Etat ayant entraîné le dit éclatement ;

b)deux interventions faites à l’adresse des congressistes (par :

Modibo KEITA

secrétaire général de l’US- RDA- et Gabou DIAWARA

secrétaire général du bureau exécutif de la jeunesse USRDA) aux fins de donner une indication sur le degré de la détermination des congressistes à fermer la page triste de l’ère coloniale et, à baliser la voie pour la prise en main de notre destin et, cela, dans l’honneur et la dignité.


Intervention de Modibo KEITA

Dans un monde tourmenté ou la légalité n’apparaît qu’à travers les intérêts stricts des pays, la lutte pour nous devra s’engager sur le plan économique. C’est la raison pour laquelle nous vous invitons à autoriser l’assemblée législative.

1°) À appréhender les conséquences transférées par la république soudanaise et la fédération Mali ;

2°) À proclamer comme Etat indépendant et souverain la république soudanaise ;

3°) À proclamer que la république soudanaise s’appelle la république du Mali, libre de tous engagements et liens politiques vis-à-vis de la France, comme la Haute Volta, la Côte d’Ivoire, le Niger et le Dahomey.

C’est la conséquence logique de la caducité des accords franco- maliens que la France a délibérément violés en reconnaissant la république du Sénégal comme Etat indépendant. Notification de ces décisions sera faite au gouvernement français, à l’organisation des Nations Unies et à tous les pays indépendants.

Fidèle à notre idéal d’union et de pays, j’insiste sur ce mot, sans exclusive aucune, singulièrement avec ceux d’Afrique qui seront désireux de promouvoir une politique d’union et de progrès, de s’engager résolument dans la lutte pour la libération totale du continent Africain et l’établissement d’une paix durable entre tous les peuples.

La république du Mali est née. Le Mali continu. Le mot Mali continuera à résonner comme un gong sur la conscience de tous ceux qui ont œuvré à l’éclatement de la fédération du Mali ou qui s’en sont réjouis.

Nous resterons mobilisés pour l’idée de la fédération qui malgré tout demeure semence virile de l’unité africaine. Nous avons perdu une partie, mais gagnerons la marche, In Challah. Les puissances d’argent les forces rétrogrades et impérialistes, n’y pourront rien. Camarades, la fédération du Mali en tant qu’entité territoriale n’existe plus. Son support politique était le parti de la fédération Africaine.

L’union soudanaise RDA doit se libérer de toute attache avec cette formation politique, garder son autonomie jusqu’à ce que puissent s’affirmer des positions claires et nettes sur les problèmes politiques et économiques que les Etats Africains ont à affronter au lendemain de leur indépendance.

Plus de construction politique dans l’équivoque. Charité dans nos positions, charité dans celles de nos partenaires éventuels, voilà les conditions indispensables d’une indépendance quelconque de l’union Soudanaise RDA vis-à-vis des formations politiques africaines.

L’Union Soudanaise RDA, fidèle à son option fondamentale en faveur de la paix et de l’unité africaine, est décidée dès maintenant à rétablir des relations de bonne volonté, d’amitié et de solidarité avec tous les partis politiques mobilisés pour la paix pour la libération du continent africain de toute domination étrangère et pour l’unité des peuples africains.

Camarades, vous pouvez faire confiance au bureau politique, au bureau directeur. Nous voulons ce que vous voulez.

Il n’y a pas de temps à perdre. Toutes les maliennes et tous les maliens doivent se considérer comme mobilisés pour la construction de la république du Mali, patrie de tous ceux qui sont fermement attachés à la réalisation de l’indépendance et de l’unité africaine,

toutes les maliennes et tous les maliens doivent accepter tous les sacrifices pour que notre pays puisse sortir grandi, rayonnant de l’épreuve qu’il traverse pour que les Africains libres, réellement libres, puissent sans possibilité d’ingérence, s’unir pour s’affirmer ?

Une grande nation Africaine qui marquera de son sceau la politique internationale, pour que la paix, espoir des peuples en voie de développement, s’établisse entre tous les pays du monde.


Intervention de Gabou

En ces heures de notre histoire, il nous appartient de prendre des décisions hardies et de nous définir clairement vis-à-vis de notre peuple et de l’ensemble africain. Le bureau exécutif de la jeunesse de l’union Soudanaise RDA, sûr d’interpréter l’opinion de tous les jeunes de la république Soudanaise, approuve le rapport politique présenté par le secrétaire général et met l’accent sur les points suivants :


1°)
le bureau exécutif se réjouit de la proclamation de la république du Mali, souveraine et indépendante.

2°) dans nos rapports avec la république française, le bureau exécutif approuve la dénonciation des accords franco- maliens et insiste pour que notification en soit faite à la France dans les plus brefs délais. Ce qui implique le retrait de la république du Mali de la communauté. Le bureau exécutif demande au parti et au gouvernement d’en tirer les conséquences, en particulier l’évacuation rapide des bases militaires cédées à la France ;


3°)
le bureau exécutif affirme que la république du Mali doit entretenir des relations avec tous les pays du monde, en particulier avec les peuples africains, poursuivre ses efforts en vue de la réalisation de l’unité africaine ;

4°) vis-à-vis du Sénégal, le bureau exécutif propose que le blocus économique soit maintenu, non pas pour pénaliser le peuple Soudanais mais pour détruire le mythe de la dépendance économique du Soudan que les leaders Sénégalais ont tenté d’inculquer au peuple Sénégalais.

Le parti et le gouvernement doivent envisager les possibilités d’industrialisation du Soudan et l’ouverture de débouchés sûrs. Les jeunes du Soudan assurent le parti qu’ils sont prêts à consentir tous les sacrifices qu’exigera notre situation nouvelle pour assurer notre indépendance politique et économique.

Les jeunes du Soudan apportent leur soutien sans réserve à notre politique d’économie socialiste et planifiée. Telles sont les positions que nous vous soumettons et que nous souhaitons voir adopter, car elles ouvriraient à notre république des perspectives d’indépendance politique et économique totales.


Tientigi Diarra

09 Mai 2008