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Le 13 octobre 2012, le Président Blaise Compaoré était invité sur la chaîne internationale française, TV5 Monde. Entre autres sujets abordés : la crise sociopolitique au Mali.

Le cri de détresse du gouvernement malien provoque de plus en plus d’échos. Après l’adhésion du Conseil de sécurité des Nations Unies au projet d’intervention militaire dans le Nord du Mali. Les choses semblent de plus en plus se préciser. Le Président burkinabè et Médiateur dans l’imbroglio malien s’est prononcé par rapport à l’option de la CEDEAO au cours de l’entretien que lui a accordé la chaîne internationale TV5 MONDE. « Nous avons demandé l’appui de la communauté », a-t-il confirmé. Mais cet appui est orienté par la CEDEAO car à en croire le Président Compaoré, la Communauté sous-régionale « a juste besoin de moyens logistiques ». Aussi a-t-il maintes fois martelé au cours dudit entretien : « Donc, pas de troupes hors d’Afrique sur le territoire malien ! ».

Le second aspect abordé par le Chef de l’Etat, c’est le processus qui doit aboutir au déploiement militaire au Mali, notamment dans le Nord. Aux dires du Médiateur, deux étapes paraissent essentielles. La première, décidée par la CEDEAO, consiste à engager un dialogue politique avec tous les acteurs principaux impliqués dans le conflit. Et c’est un Comité mixte, composé de membres du Groupe de contact de la CEDEAO et de quelques militaires, qui conduira les négociations. Leurs principaux interlocuteurs : Ançardine, le MUJAO, AQMI…, bref, les différents groupes qui contrôlent actuellement le Nord-Mali.

Cette étape passée, les hostilités peuvent commencer. Pour cela, environ 3 000 hommes, tous issus des pays de la CEDEAO, seront mobilisés et déployés au Mali. Selon le Président Blaise Compaoré, les objectifs finaux de cette mission consistent à réunifier le Mali, lui faire retrouver son intégrité territoriale et désarmer les groupes terroristes qui pullulent au Nord du pays.

Paul N’Guessan

Le Combat du 16 Octobre 2012