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Si on avait suivi la Cédéao, les 7 mois qui se sont écoulés auraient permis au moins de voir clair dans notre situation. En lieu et place, nous avons perdu 7 précieux mois dans des tergiversations, des discussions qui n’ont eu le mérite que de permettre à nos ennemis de mieux s’installer.

Serons-nous nos propres ennemis ? Depuis le coup d’Etat de mars 2012 et l’occupation du nord, la Cédéao est venue avec ses solutions : rétablissement de la légalité républicaine, sécurisation des institutions de la transition, dissolution du CNRDRE et finalement reconquête du Nord.

Tout ce que la Cédéao a fixé comme condition a fini par se faire : MP-22 et Sadi ont été des obstacles, flattant les bas instincts du peuple, sans jamais lui proposer autre chose, mieux. Après avoir donc tout rejeté, battu le pavé, sorti nos muscles, vaincus et résignés, nous revenons aux solutions proposées par nos « amis ».

La Cédéao demandait aux autorités maliennes d’accepter le déploiement à Bamako d`un « minimum d`éléments, tant pour assurer la logistique de l’opération que pour sécuriser les institutions de transition ».

Mercredi, 19 septembre, le président du Burkina Faso Blaise Compaoré, médiateur dans la crise, avait estimé de son côté que les « conditions » posées par le Mali « font qu`il est impossible pour la Cédéao aujourd’hui d’être de façon efficace sur le terrain ».

Finalement, tous ceux qui ont suivi la télévision ivoirienne le soir du 22 septembre, ont vu notre ministre de la Défense et des Anciens combattants, céder sur le dernier point. « Il y a eu une certaine presse qui a fait courir les rumeurs selon lesquelles les Maliens ne souhaitaient pas que soit déployée à Bamako une base logistique et un PC de la Cédéao, toutes choses qui sont indispensables pour la suite des opérations. Cela n’a jamais été le cas, on ne peut pas vouloir une chose et son contraire, nous sommes d’accord pour que la Cédéao déploie des forces au Mali (…) avec toutes les structures qui vont avec« , a expliqué à la presse le colonel-major Yamoussa Camara, à l’issue de cet entretien.

Alexis Kalambry

25 Septembre 2012