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En disant non à l’envoi d’une force de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest pour des ambitions floues, les Etats- Unis d’Amérique viennent de faucher l’herbe sous le pied des traitres maliens qui avaient appelé de tout leur vœu l’envahissement de notre pays par des troupes étrangères.

Depuis la déroute de notre armée face à sa mission de sauvegarder l’intégrité territoriale, de sécurisation des populations et le contrôle des trois régions du nord, l’équivalent des 2/3 de notre territoire national, le Mali est devenu une marchandise à vendre pour des marchands d’illusions.

Pour ceux-ci, tous les moyens sont bons, même pactiser avec le diable, pour qu’ils continuent à gérer les fonds de l’Etat dans l’impunité totale, afin de préserver un statut social digne d’un bandit à col blanc.
Il n’est un secret pour personne aujourd’hui qu’une certaine catégorie d’hommes politiques a fait le pied de grue auprès de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Objectif : obtenir l’envahissement de notre pays par des troupes étrangères. Ils justifiaient leur démarche cavalière par le mot ‘’sécurisation’’ des organes de la transition.

Au sommet d’Abidjan en avril, les chefs d’Etat, membres de la CEDEAO, sans consultation du peuple malien, entérinent cette décision. Il était prévu l’arrivée dans notre pays de 3 000 soldats. N’eut été le courage et la détermination des patriotes maliens, le Mali allait subir une seconde perte de sa souveraineté, cette fois ci dans la partie Sud. Les troupes de la CEDEAO devraient, 3.000 hommes, se cantonner à Bamako, uniquement pour protéger des traitres, des ennemis de notre peuple. C’est-à-dire, tous les pseudo- démocratiques qui ont puisé sans cesse dans les caisses de l’Etat durant les vingt (20) dernières années.
La détermination des Maliens a poussé la CEDEAO à faire marche arrière. Elle abandonne son projet d’invasion du Mali par l’envoi d’une troupe au sommet de Dakar. Mais tout en demandant au gouvernement malien de solliciter une intervention.

Echec et mat pour la CEDEAO et ses relais maliens

Pour rester dans le jeu, elle saisit l’Union africaine, qui à son tour, saisit l’ONU. Malheureusement pour ces organisations africaines, l’ONU rejette le projet de résolution. La raison ? Il était mal monté. On a assimilé ce projet à une invasion du Mali et non d’une intervention armée pour chasser les bandits armés. Quelle honte pour des présidents africains qui ne savent pas encore ficeler un dossier ?

Le deuxième revers, c’est la volonté de la première puissance du monde de s’opposer à une intervention militaire au Mali. Ils l’ont clairement fait savoir leur décision la semaine derrière, suite toujours à un sommet du club des présidents mal élus, réunis à Abidjan.
Les Etats-Unis savent mieux quiconque que notre armée, malgré son repli stratégique qui nous a coûté la perte des 2/3 de notre territoire, bénéficie de son soutien pour la reconquête des régions entre les mains des bandits.

On se rappelle qu’en novembre dernier, les Etats- Unis avaient offert du matériel militaire à notre pays d’une valeur de plus de 4 milliards de FCFA. Toujours, dans la coopération militaire, ils sont nombreux des militaires maliens qui ont bénéficié des formations en renseignements pour la lutte contre le terrorisme et des stages au pays de l’Oncle Sam.
Il est évident que les Etats- Unis préfèrent voir se potentiel à l’œuvre dans la reconquête de notre territoire que de l’envoi des amateurs de la CEDEAO.

Après cet échec, quelles stratégies développeront nos politiciens égarés pour rester sur la scène politique qu’ils ne comptent abandonner, malgré leur incurie.

Yoro SOW

L’Inter de Bamako du 2 Juillet 2012