Partager


Désormais notre pays a dans son agenda culturel, des personnes au rang de « trésors humains vivants ». Il s’agit d’hommes et de femmes qui ont passé toute leur vie à la valorisation du patrimoine culturel national.

Ces personnes ont reçu des attestations des autorités à l’issue de l’atelier national de validation des termes de référence de l’inventaire général du patrimoine du Mali, tenu du 13 au 14 mai 2008.

Rencontre du donner et du recevoir, l’atelier national de validation des termes de référence de l’inventaire général du patrimoine du Mali a permis aux participants de mieux envisager l’inventaire général du patrimoine culturel national.

Deux jours durant, les hommes de culture ont balisé non seulement le chemin de l’identification du patrimoine culturel dans toutes ses variantes, mais aussi indiqué clairement les voies et les moyens pour le financement d’une telle activité.

Aux termes de l’atelier, le département de la Culture a fait de 7 personnes des « trésors humains vivants ».

Ils bénéficient ainsi de la reconnaissance nationale pour services rendus pour la valorisation du patrimoine. Il s’agit de Mariam Bagayoko, Mohamed Sory Bamba (le précurseur du n’ko), Kondji Konaté, Békaye Niaré, l’association « les Barey Ton », spécialisée dans la construction des maisons en terre, le « Yerkoy Hou Tchen Koy Yo », Diango dite Oumou Koné.

« Je vous encourage à transmettre vos savoirs qui constituent dans chacun des cas l’expression d’un aspect particulier de notre patrimoine », a dit le ministre de l’Artisanat et du Tourisme, Ndiaye Bah.

Chacun des récipiendaires a reçu la somme de 100 000 F CFA et une attestation de reconnaissance des mains des ministres de la Culture, de l’Artisanat, de l’Emploi, de l’Education de base et de l’ancien Premier ministre Modibo Kéita.

Emue, l’artiste Mariam Bagayoko a néanmoins fait part de ses sentiments.

« Je ne peux que féliciter les autorités qui ont pensé à nous de notre vivant. Je crois que cette reconnaissance n’est que le mérite d’un travail ». Mariam, manifestement usée par le poids des ans, n’a pas manqué de prodiguer de sages conseils à ses cadets : « Soyez des exemples ! Faites en sorte d’être les porte-drapeaux du Mali partout où vous irez ! »

Certains membres de « les Barey Ton » ont aussi salué l’initiative du département de la Culture. Et de regretter que « le plus souvent on ne reconnaît le travail des gens qu’après leur décès ».

Amadou Sidibé

16 Mai 2008