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Des membres de la Commission dialogue et réconciliation (CDR) se posent la question sur le devenir de leur structure avec le nouveau régime surtout que le nouveau président vient de nommer un ministre de la Réconciliation nationale et va organiser des assises nationales sur le Nord et un ministre des Affaires étrangères est là. Pendant ce temps, la CDR n’est associée à rien.

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Selon un membre de la Commission dialogue et réconciliation (CDR) que nous avons contacté hier, il y a lieu de s’inquiéter au sujet de leur structure. Il explique qu’avec les nouvelles autorités il y a déjà des signes qui ne trompent pas. « Quand IBK nomme un ministre de la Réconciliation nationale en plus du ministère des Affaires étrangères, annonce la tenue des Assises nationales sur le Nord, alors que la Commission de dialogue et réconciliation n’est associée à rien, c’est inquiétant », nous a expliqués notre interlocuteur.

Il semble que dans la tête du nouveau ministre de la Réconciliation nationale et du Développement des régions du Nord, M. Cheick Oumar Diarra, il est le seul interlocuteur en la matière. En tout cas, c’est cette impression qu’il a laissée chez bon nombre de commissaires après une interview accordée à nos confrères de RFI. Or, pour les commissaires, c’est la CDR qui est investie pour cette mission et le département ne peut être là que pour accompagner.

Dans tous les cas, les acteurs de la réconciliation nationale ont déjà du mal à accorder leurs violons autour des rôles. Et c’est dans ce climat de cafouillage ambiant qu’IBK annonce la tenue prochaine des assises nationales sur le Nord.

« Il nous appartient de régler définitivement la question du Nord en forgeant une paix durable fondée sur la confiance entre toute les composantes de la Nation malienne », a déclaré le président IBK lors de la première réunion avec son Premier ministre Oumar Tatam Ly et son gouvernement, lundi matin à la présidence à Koulouba.jpg_une-2142.jpg

« Dans les jours à venir, nous engagerons sans tarder des actions en vue d’organiser les assises nationales du Nord, qui permettront (…) de forger un consensus national favorisant le règlement définitif du problème dit du Nord », a-t-il ajouté.

Pour des commissaires, IBK est en train de ramener la réconciliation nationale à une question du Nord.

La question qu’on se pose est de savoir comment ces assises vont être organisées. La CDR a déjà prévu des assises nationales pour la réconciliation dans son agenda, IBK veut des assises nationales uniquement sur le Nord sans même prendre langue avec la commission.

La CDR qui a pour mission « de rechercher, par le dialogue, la réconciliation entre toutes les communautés maliennes », sera également chargée « de recenser les forces politiques et sociales concernées par le processus de dialogue de réconciliation ».

Abdoulaye Diakité

L’Indicateur du Renouveau du 11 Septembre 2013