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La recomposition de la scène politique se précipite. Non contents pour certains de la gestion du pays et pour d’autres de la nouvelle loi élection en examen à l’Assemblée nationale, de nombreux partis de la majorité présidentielle ont décidé de prendre leur distance.

En attendant l’ADP-Mali qui a quitté la Convention de la majorité présidentielle de former de nouvelles alliances, le parti Sadi d’Oumar Mariko est allé plus vite en lançant les bases d’une coalition avec l’un des partis phares de l’opposition, en l’occurrence du Parti pour la renaissance nationale (Parena) de Tiébilé Dramé. 

A l’issue de la rencontre mercredi au siège du Parena,  les deux partis « se sont engagés à resserrer dorénavant leurs liens, à tenir des réunions périodiques, à entreprendre des activités communes pour renforcer leur unité d’action et l’unité d’action avec d’autres forces patriotiques ». Une retrouvaille entre de vieux camarades qui ont milité au Cnid. Nous vous proposons le communiqué en intégralité :
« Le mercredi 31 août 2016, au siège du Parena, une importante délégation du parti Sadi composée de membres du bureau politique et de quatre parlementaires a rencontré la direction du Parena.

La situation nationale et les relations entre les deux formations politiques ont été au centre d’intenses débats empreints de fraternité et d’esprit de camaraderie.

A l’issue de plusieurs heures d’échanges, les leaders  des deux partis sont parvenus à une convergence de vues sur :
– La dégradation continue de la situation du pays,
– L’impasse du processus de paix,
– La détérioration de la situation sécuritaire
– Les menaces qui pèsent sur la démocratie et
– La nécessité de mobiliser les forces vives du Mali afin d’éviter que le pays ne s’effondre à nouveau

Le parti Sadi et le Parena ont condamné les graves dérives de gouvernance qui ont émaillé les trois premières années du mandat du président Ibrahim Boubacar Kéita.

Evoquant les menaces sur la démocratie, ils ont exigé le retrait pur et simple du projet de loi électorale anti-démocratique et  non consensuel, actuellement examiné par l’Assemblée nationale.

Ils ont appelé leurs militants et toutes les forces démocratiques et patriotiques à se mobiliser pour s’opposer à ce projet de loi scélérate.
S’agissant de l’impasse du processus de paix et de l’insécurité galopante qui affecte  plusieurs régions du pays, les deux partis ont décidé d’approfondir la réflexion sur les propositions de solutions qu’ils seront amenés à faire.
Au regard de la détérioration de la situation générale du pays, les deux formations ont évoqué la question des concertations nationales. Elles ont convenu de continuer les échanges sur la nature et le  contenu desdites concertations.

Abordant les relations entre les deux partis, les dirigeants du parti Sadi et du Parena se sont engagés à resserrer dorénavant leurs liens, à tenir des réunions périodiques, à entreprendre des activités communes pour renforcer leur unité d’action et l’unité d’action avec d’autres forces patriotiques.
Ils ont rendu un hommage appuyé à tous ceux qui se sont dressés dans le passé contre l’autocratie et  tous ceux qui se battent pour créer les conditions d’une nouvelle espérance pour notre peuple qui souffre tant.

Bolibana, le 31 août 2016
Pour le parti Sadi, Honorable Oumar Mariko
Pour le Parena, Tiébilé Dramé

Du 2 Septembre 2016