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Les bourses d’excellence que le service de Coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France au Mali octroient chaque année aux meilleurs étudiants maliens porteront-elles le nom du professeur Mohamed Lamine Traoré (paix à son âme), ministre de l’éducation nationale ?

C’est en tout cas le vœu exprimé par Jean-Claude Piet, chef de service de la Coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France. C’était au cours de la cérémonie qui a consacré la sortie de la première promotion de la licence 3 en administration et gestion des entreprises (L3 AGE) de l’Institut des hautes études en ménagement (IHEM), le 2 août.

M. Piet, qui est en fin de mission au Mali, a déclaré que durant les 3 années passées dans notre pays, c’est de bons rapports de collaboration qu’il a eus avec le ministère de l’Education dans le cadre du projet franco-malien d’appui à l’enseignement supérieur.

Lui répondant, le ministre de la Culture et de l’Education, Cheick Oumar Sissoko, qui présidait la cérémonie, a dit toute sa gratitude à la Coopération française pour son appui à l’enseignement supérieur.

La cérémonie qui consacrait la sortie de 28 étudiants finalistes en L3 AGE, promotion Ousmane Oumarou Sidibé, a été mise à profit pour la remise symbolique aux récipiendaires des trois bourses d’excellence offertes par l’ambassade de France. Les heureux étudiants étudieront en Master 1 et en L3 licence à l’Université d’Evry Val (Essonne).

C’est la première fois que des bourses d’excellence sont attribuées à des structures supérieures privées du Mali. Pour le ministre Sissoko, la sortie de la promotion L3 AGE contribuera sans nul doute à la recherche de solution au déséquilibre entre l’insuffisance des ressources disponibles et la croissance des effectifs auxquels la plupart des pays de la sous-région sont confrontés.

Une cérémonie d’hommage au Pr. Mala a précédé l’événement. C’est ainsi que le promoteur de l’établissement, Abdallah Coulibaly a rendu un hommage mérité à son ami, parent, le Pr. Mohamed Lamine Traoré qui, au-delà de son titre de ministre de l’Education, a été un collaborateur de l’IHEM (il y a enseigné le confucianisme).

Soumeylou Boubèye Maïga, camarade de lutte du défunt, a fait un témoignage éloquent sur l’illustre disparu. Pour lui le professeur a été et restera un exemple pour les générations futures.

Amadou Sidibé

06 août 2007.