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« Actualité de la recherche sur les migrations maliennes » est le thème d’un atelier qui a démarré lundi à la Faculté des lettres, langues, arts et sciences humaines. Organisé par la Flash et l’Institut de recherche pour le développement, son objectif est de rassembler durant 3 jours des chercheurs ayant travaillé sur le sujet.

Pr. Amadou Touré et Dr. Badra Aliou Macalou, respectivement ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique et ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine ont coprésidé la cérémonie d’ouverture d’un atelier sur l’actualité de recherche sur les migrations maliennes.

Il est attendu de cette rencontre entre chercheurs africains, européens et américains, en poste et doctorants, un premier état des lieux de la connaissance sur les migrations maliennes. La rencontre, qui durera 3 jours, vise, selon ses organisateurs, à valoriser les recherches déjà effectuées, notamment celles des jeunes chercheurs, mais aussi à identifier les axes de problématisation de futures études.

Tous les compartiments de la migration seront discutés. En tout une vingtaine de présentations, regroupées selon une logique thématique de façon à favoriser la discussion, permettront de mettre en relief les trois orientations des mouvements migratoires.

« Migrations et réseaux professionnels », « regard historique sur les migrations transafricaines », « itinéraires migratoires », « les migrations vers l’Europe », « migrations et développement » sont, entre autres sujets, qui seront développés par des chercheurs venus de la France, du Sénégal, des USA et du Mali.

Pour le doyen de la Flash, Salif Berthé, depuis un certain temps, face aux vicissitudes liées à la migration, le Mali accorde une importance marquée à l’étude du phénomène migratoire. A ses dires, sur le plan de la recherche, de nombreux travaux ont été menés. « Cependant, il n’existe pas véritablement de cadre de concertation permettant aux chercheurs d’échanger entre eux sur leurs travaux respectifs, de les valoriser et de les enrichir collectivement ».

Les ministres, qui se sont réjouis de la tenue de l’atelier, ont félicité la Flash et son partenaire l’IRD.
Pour le Pr. Amadou Touré, lorsqu’on voit les conditions des migrants refoulés et expulsés et des travailleurs sans papiers, plusieurs questions viennent à l’esprit.

« Toutes ces questions interpellent non seulement les associations de la société civile de ces pays et du Mali, mais aussi le monde des chercheurs en sciences sociales ».
Les travaux qui seront sanctionnés par une synthèse assortie de recommandations, prendront fin demain.


Idrissa Sako

03 Juin 2008