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Les nombreuses recherches déjà réalisées ou celles en cours ont permis d’insuffler une nouvelle tonalité à la lutte contre le paludisme qui reste une maladie dans les pays du continent africain, y compris le nôtre.

Certaines de ces recherches ont porté sur les moustiquaires imprégnées d’insecticide de longue durée, la pharmacovigilance, la recherche sur un nouveau vaccin contre le paludisme et celle sur les moustiques génétiquement modifiés.

Pour partager les résultats de ces études, le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) a initié, vendredi dernier à l’Institut national de santé publique (INSP), une rencontre avec la communauté scientifique du pays.

C’était à la faveur de la traditionnelle Journée scientifique qu’elle organise dans le sillage de la Semaine nationale de lutte contre le paludisme.

La cérémonie était présidée par la directrice générale du PNLP, le lieutenant-colonel Aïssata Koné. 

En matière de recherches sur le paludisme, notre pays figure parmi les premiers de la classe. Les exploits des éminents chercheurs comme le prestigieux parasitologue  feu  Pr  Ogobara Doumbo et le Pr Abdoulaye Djimdé (l’un des plus brillants disciples du grand maître) en attestent.

Selon la directrice générale du PNLP, la rencontre est une aubaine pour elle de rappeler les exploits réalisés, d’année en année par notre pays. Et de poursuivre que l’implémentation des stratégies efficaces ont inspiré des résultats de recherche sur le paludisme. Ceux-ci ont été engrangés au prix d’énormes sacrifices consentis par les structures de recherche, regorgeant des chercheurs d’une expertise avérée et qui sont des références en Afrique.

Par ailleurs, le lieutenant-colonel Aïssata Koné a indiqué que cette journée permet une large diffusion des exploits de la recherche. «On ne dira jamais assez le rôle et la place prépondérants de la recherche dans notre croisade commune, en faveur de l’accélération du contrôle voire l’élimination du paludisme», a-t-elle souligné. Et de préciser que la Stratégie technique mondiale de lutte contre le paludisme 2016-2030 de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) le stipule.

 La patronne du PNLP a rappelé que la lutte contre le paludisme est l’une des priorités de la politique de santé du ministère de la Santé et du Développement social. La recherche en est un des piliers centraux, car elle est au cœur des interventions majeures du Plan stratégique national de lutte contre le paludisme 2018-2022, révisé et étendu à 2024, a-t-elle indiqué. Pour elle, la recherche est le socle de l’innovation en matière de lutte contre le paludisme. Et d’ajouter qu’elle est en train d’engranger incontestablement des résultats probants sous l’impulsion et l’accompagnement sans faille des partenaires techniques et financiers.

Le lieutenant-colonel Aïssata Koné a aussi estimé que les changements intervenus dans les stratégies de lutte ont eu pour socle l’utilisation des résultats de recherche. Fort de cette évidence, le PNLP fonde un grand espoir sur la recherche pour innover la lutte contre le paludisme au Mali afin de maximiser l’impact sur la morbidité et la mortalité.

«Ainsi, les résultats de vos différentes recherches en cours et à venir seront déterminants pour la prise de décision», a lancé la directrice générale du PNLP à l’endroit des participants. Elle a exprimé sa reconnaissance à l’ensemble des partenaires techniques et financiers pour leur soutien incommensurable dans le domaine de la recherche sur le paludisme au Mali.

Particulièrement à l’endroit de l’ONG  «Muso» et la Société Vestergard pour leurs appuis financiers à l’organisation de cette rencontre scientifique. Rappelons que le thème retenu pour l’édition 2022 de la Journée mondiale/Semaine nationale de lutte contre le paludisme est : «Innover pour réduire la charge du paludisme et sauver des vies».

Source: L’Essor