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C’est en droite ligne de la politique de communication dans le domaine de la recherche pétrolière que l’autorité pour la promotion de la recherche pétrolière au Mali (AUREP) a rencontré la presse à la Maison de la presse le 19 mars dernier. Pendant une journée, les journalistes ont été édifiés sur la situation de la recherche pétrolière au Mali en 2008 ; de la méthode sismique, de l’historique et des perspectives.

Ainsi deux experts de l’AUREP, Amadou Cissé et Idrissa Djibril Maïga ont expliqué en long et en large la recherche pétrolière au Mali. Le directeur général de l’AUREP M. Mamadou Simpara s’est dit honoré et fier de l’intérêt des journalistes pour la recherche pétrolière au Mali. “Je suis conscient qu’au sortir de cette rencontre que vous serez désormais bien outillés sur les sujets traités pour maîtriser toute la problématique de la recherche pétrolière au Mali”, a-t-il indiqué à l’ouverture.

Selon M. Amadou Cissé, l’historique de la recherche pétrolière se caractérise par 4 temps forts. A ce sujet, avant l’indépendance, il y a eu des travaux académiques de BUMIFOM et BRGM, une étude des bordures du bassin de Taoudénit ainsi que des travaux de R Villemum en 1957. De 1960-1970, l’exclusivité de la recherche pétrolière fut confiée à la SONAREM avec l’aide soviétique dans les bassins du Mali-Niger et Taoudénit.

Ainsi certains travaux furent réalisés dans les domaines de la géologie et de la géophysique en 1967. L’adoption d’un premier cadre pétrolier du Mali en Mai 1969, amendé en Avril 1970 avec l’ouverture des bassins à tous les investisseurs pétroliers. De 1970 à 2000, 7 permis furent octroyés à 6 sociétés pétroliers de Gao et Taoudénit.

Du coup trois forages dont 2 à Taoudeni. Ainsi à Yarba en 1982 avec une profondeur de 2294 m, à Atouila en 1985 avec une profondeur de 2460m et à Gao-Ansongo en 1979 avec une profondeur de 1997 m. Malgré tous les travaux, les résultats ont été insuffisants pour évaluer correctement le potentiel pétrolier.

A noter qu’entre 1985 et 2000, la période fut morte pour le recherche pétrolière. De 2000 à 2004, on assisté à l’intervention de la coopération chinoise par une étude des anciennes données géologiques et géophysiques.

En 1997, une étude internationale sur la recherche pétrolière fut menée par Sahelian Oil Ltd. En 2007-2003, une autre étude fut diligentée par une société Algérienne. SONATRACH en collaboration la D.N.G.A. Ainsi de 2004 à 2008 les cinq (5) bassins furent subdivisées en 25 blocs.

La mise à disposition de 2 types de conventions à l’attention des sociétés pétrolières avec la concession et le partage de production. Sur ces 25 blocs 19 furent octroyés à 13 sociétés pétrolières. 13 pour une convention de concession et 6 pour le partage de production. A bloc fut retenu dans le cadre de la coopération avec une société du Venezuela (PDVSA). La promotion soutenue des blocs fut intensifiée et ce qui a abouti à l’AUREP.

Quant aux perspectives, elles sont encourageantes. Ainsi il ressort que les premières conventions sont dans leur phase décisive avec l’ENI-SIPEX-Baraka, Mali Oil Development et Mali Petrolium SA. Une vaste de campagne sismique de certains blocs 1, 2, 3, 4, 9 sont en vue. Cinq (5) autres forages devaient être réalisés d’ici avril 2009 ainsi que des travaux d’acquisition. La mise en place de la banque de données pétrolières, la poursuite des travaux de reconnaissance géophysique.

Ce qui fera dire à M. Cissé que vu toutes ces actions menées, l’espoir est permis sur la découverte des gisements d’hydrocarbures liquides ou gazeux dans notre pays. Tout cela à travers une méthode d’exploitation pétrolière appelée la sismique. Selon Idrissa Djibril Maïga, expert en sismique, il ressort qu’il existe 4 méthodes utilisables. Trois sont aréolées qui sont la magnétométrie, la radiométrie, la gravimétrie et plus la sismique qui est la plus coûteuse. Environ 35 à 40 millions de dollars.

Ainsi toutes les équipes participantes à la réalisation ont été présentées aux journalistes. Répondant aux questions des journalistes, le directeur général dira que la réussite des recherches pétrolières est sûre à 100%. L’une des préoccupations des confrères a été la protection de l’environnement surtout avec l’utilisation des produits toxiques. Sur ce Idrissa D Maïga a rassuré que toutes les dispositions sont prises en amont et en aval d’une opération. “Tout est mis en oeuvre et bien soigné avant l’installation de notre base”, a-t-il ajouté.

Rappelons qu’une quarantaine de journalistes avait pris part le 29 juin 2006 à une session de formation à l’ex-CRES sur les principales composantes de la recherche pétrolière. Aussi une visite de chantier avait été effectuée le 22 février 2008 dans le cadre du suivi des travaux sismiques en compagnie de plusieurs journalistes de la presse nationale.

Avec toutes ces connaissances acquises, en peut dire sans se tromper que les hommes des medias ont été édifiés sur la recherche pétrolière.

Sadou BOCOUM

27 mars 2008.