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Dans le cadre de la recherche de solutions à la crise scolaire, le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, en collaboration avec les deux ministères chargés de l’Education, a organisé des journées de réflexion les 8 et 9 mai 2008 au Centre International de Conférences de Bamako.

Ont pris part à ces journées des représentants des associations et ONG membres ou pas de la CAFO oeuvrant pour la Promotion de la Femme, de l’Enfant, des responsables des Directions Régionales de la Promotion de la Femme, des régions et du District.

Au terme de ces journées de réflexion, ily a eu des débats et échanges sur un questionnaire en deux points : Quelles propositions pour une sortie de crise de l’école en tenant compte des rôles des différents acteurs (administration de l’école, enseignants, élèves/étudiants, femmes de la société civile en général et gouvernement) ;

quel mécanisme de veille à mettre en place par les femmes (la nature, composition et fonction).

Des propositions de sortie de crise

A l’issue des débats, des propositions de sortie de crise ont été faites

I-Proposition pour sauver l’année scolaire 2007-2008


1)
Renouer le dialogue entre le gouvernement et les syndicats à travers la médiation des femmes ;

2) Impliquer et sensibiliser les comités de femme des syndicats dans la résolution de la crise ;

3) Fixer de nouvelles dates en fonction des résultats de la médiation;


4)
Sensibiliser les parents et les élèves sur la nécessité des évaluations pour valider l’année scolaire ;

5) Paiement à temps des bourses et salaires ;

6) Surseoir à la 2ème évaluation au niveau des écoles privées de l’enseignement secondaire, technique et professionnel ;

7) Impliquer le CNJ-Mali pour sensibiliser les élèves et étudiants.


II-Proposition de sortie de crise à moyen et long terme

Administration de l’école :

1- Rétablir une atmosphère de confiance entre les elèves et les enseignants d’une part et d’autre part entre ceux-ci et l’administration ;


2-
Restaurer la discipline avec rigueur et fermeté

3- Veiller au respect du règlement intérieur ;


4-
Renforcer l’éducation civique et morale à la morale professionnelle ;


5-
Dépolitiser l’école.

Les enseignants


1-
La modération dans les revendications ;
2- Respect du droit de l’enfant à l’éducation ;
3- Renonciation définitive à la rétention des notes, à la non évaluation et au boycott des examens.


c)
Elèves et étudiants


1-
Persévérer dans leur attitude actuelle qui consiste à revendiquer tout en restant en classe ;

2- Respecter le règlement intérieur de l’école ;

3- Refuser de suivre et soutenir les perturbateurs ;


4-
Eviter de confondue leurs revendications et celles des enseignants.


d)Les femmes

Sensibiliser et informer l’opinion publique nationale sur les problèmes que connnaît l’école malienne, d’informer largement le public sur les problèmes ;

Organiser une caravane à travers le pays rencontré la COSES et le gouvernement par la présentation du rapport.


e) Le Gouvernement

Restaurer l’autorité de l’Etat ;

Elaborer un plan de carrière pour le personnel enseignant ;
Responsabiliser le niveau régional dans la gestion et la crise ;
Respecter ses engagements ;

5) Continuer la négociation avec les syndicats mettre en place un mécanisme permettant la mutation des enseignants contractuels après un certain nombre d’années d’exercice ;

Appliquer les conventions internationales de protection des droits de l’enfant.


QUESTION N°2


Mettre en place un organe consultatif au niveau national, régional local, communal.

Nature : commission de veille sera présidée par Ministère de la Promotion de la Femme de l’Enfant de la Famille ; composition : partenaires sociaux de l’école, associations et ONG.

Fonction : suivi des journée, prévention des crises.

Dado CAMARA

12 Mai 2008