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Jeudi 4 avril à 12 h 00, c’est le jour et l’heure que la Coordination des associations des partants volontaires a indiqué au ministre de la Fonction publique et de la reforme d’Etat pour trouver un compromis pour le paiement de leurs droits. A défaut, ils menacent d’ouvrir les hostilités.

La Coordination des associations des partants volontaires à la retraite qui regroupe quatre associations plus des diplômés initiateurs et demandeurs d’emplois a tenu le lundi 2 avril 2007, une assemblée générale dans l’enceinte de la Bourse du travail.

Au cours de cette brève assemblée, un seul sujet était à l’ordre du jour : à savoir l’état d’avancement des négociations interrompues depuis le vendredi dernier par le ministre Badi Ould Ganfoud par son refus de recevoir la Coordination.

En effet, le point de discorde entre les deux parties ne date pas d’aujourd’hui. Il se situe au niveau des mesures prises par le gouvernement pour soulager les partants dont le nombre s’élève selon le président de la Coordination, Bréhima Diarra, à environ 7 000 personnes, civils et des militaires.

Faut-il préciser que c’est le gouvernement qui a invité toutes les tendances des associations de partants volontaires à la retraite (ceux qui prônent la voix du dialogue et ceux qui prônent le règlement de l’affaire devant les tribunaux) à la table des négociations.

Dans un premier temps le gouvernement avait fait une proposition de 250 000 F CFA par partants. Somme refusée, séance tenante par la Coordination. Une deuxième proposition du gouvernement de 500 000 FCFA par partant payable en trois exercices a été aussi rejetée.

De son côté, ceux-ci réclament une pension d’ancienneté pour tous les partants, une somme forfaitaire de 5 millions de FCFA par personne, un fonds de 500 millions de FCFA pour le financement des projets.
A cela s’ajoutent 120 millions de FCFA pour le financement des activités du bureau assorti d’un calendrier d’exécution qui devrait s’achever en 2007.

Une fois ces propositions faites au ministre de la Fonction publique, à en croire le premier responsable de la Coordination, le ministre a pris ses distances avec les partants jusqu’à refuser de les recevoir le vendredi 30 mars. Avant de revenir sur sa position hier lundi 2 avril où il devait rencontrer la Coordination dans son département à 16 heures.

Pour Bréhima Diarra, le gouvernement a jusqu’à la journée du jeudi 4 avril 2007, à 12 heures, pour trouver un compromis avec eux. « Sinon nous prendrons toutes nos responsabilités face à la situation, car durant ces cinq années de ATT, nous n’avons rien vu passer » a-t-il averti.

Kassoum THERA

03 avril 2007.