Partager

Des aveux

une-149.jpgUne telle appréciation requiert deux remarques. La première est que cette femme avec laquelle il flirte a un mari vraiment digne et responsable qui fait tout pour mettre son épouse dans des conditions où elle peut s’épanouir. Elle est en forme parce que quelqu’un s’occupe bien d’elle et cela sur tous les plans. Elle vit dans des conditions morales, matérielles, financières et sociales qui font qu’elle peut s’épanouir.

Elle ne connaît certainement pas des problèmes d’ulcère et de tension artérielle dus à des propos désobligeants et à des traitements traumatisants. Elle vit dans un environnement de paix, de quiétude et bénéficie de la considération, du respect et de l’estime de son époux. Sans être « gâtée » sur le plan matériel et financier, elle ne vit pas néanmoins dans la galère et ne connaît donc pas la misère. Elle a le minimum pour vivre et pour bien vivre. On comprend alors pourquoi elle est « en forme, jolie et très belle« , selon son courtisan. Elle est telle parce que quelque part quelqu’un (son époux) s’est fixé cet objectif et s’est acquitté de son devoir d’époux.

Sans le savoir et surtout sans le vouloir, notre « flirter » lui a lancé des fleurs, comme pour dire : « voici une femme dont le mari est vraiment digne et responsable. Il mérite des louanges et de la reconnaissance. Il doit être décoré pour services rendus à son épouse. C’est un homme idéal ». Voilà comment il cite les hauts faits de celui qu’il veut cocufier. Et tant mieux !

Deuxième remarque, deuxième aveu :

Cet homme, par ses propos, avoue reconnaître que sa femme à lui n’est pas « en forme, n’est pas bien reluisante, et n’est vraiment pas jolie et très belle ». Il a donc fait l’état réel de son épouse. La sagesse aurait voulu qu’il recherche les raisons de cette méforme de son épouse, de les comprendre et d’y apporter le remède qui convient. Pourquoi ne pas rechercher les recettes auprès de qui de droit, auprès du mari de celle sur laquelle il vient de jeter son dévolu ?

Il vient de reconnaître que lui, il est tout sauf un bon époux, car faisant vivre à sa femme des situations déplorables, la faisant vivre des misères morales, matérielles, financières et sociales. Et c’est tout cela qui rend sa femme « indésirable« . C’est un mea-culpa sans équivoque et il doit corriger le tir, non dans une vie volage et irresponsable, sautant de fleur en fleur comme un papillon, mais en assumant son rôle d’époux digne de ce nom, qui se soucie du bien-être de son épouse. Homme, dis-moi comment se porte ta femme et je te dirai quel genre d’époux tu es.

Tous, hommes que nous sommes, nous aimons les femmes en forme. Alors, au lieu d’aller chercher une dehors, « fabriquons » une chez nous : notre chère épouse, mère de nos enfants.

Quelques recettes

En paroles : Faisons-lui entendre ce qui la rassure et qui lui donne la paix. Que nos paroles soient pour elle (notre épouse) un baume qui sent bon et une huile qui guérit et cicatrise les plaies. Notre épouse a besoin de courage, d’énergie et de motivation. Puissent nos paroles être porteuses et génératrices de tout cela.

En actes : Puissent nos actes lui prouver qu’elle nous est chère et qu’elle est unique. Pour cela, soyons concrets. Soyons à ses côtés quand elle a besoin de nous. Procurons-lui tout ou partie, ce qui peut contribuer à son bien-être. Préservons son corps, son âme et son esprit contre tout ce qui détruit ou rabaisse. Faisons-lui partager nos projets, discutons ensemble de nos objectifs dans la vie et pour la vie. Que nos actes lui rappellent qu’elle est une femme, mais pas n’importe laquelle. Elle est notre épouse. Voilà, chers époux, quelques « ingrédients » pour donner de la forme à votre épouse, la rendre reluisante et vraiment jolie et très belle. Ne recherche pas loin, ce genre de femme est chez vous, sous votre toit : c’est votre époux.

A vos marques ! Partez !

– Rock Audacien D. Damiba,
– Conseiller conjugal
– Email:damibashalom @ yahoo. fr

Sidwaya du vendredi 22 août 2008