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Pour répondre aux besoins des utilisateurs en matière d’informations statistiques dans le secteur industriel, il a été procédé à un recensement des entreprises industrielles maliennes. La restitution des résultats de ce recensement industriel 2006 a eu lieu hier au Centre Aoua Kéita.

Le rapport du recensement industriel réalisé en 2006 a été adopté par le gouvernement le 20 décembre 2006. Le but visé était l’amélioration de l’information industrielle pour une bonne prise de décision par les pouvoirs publics et le secteur privé national et étranger.

L’objectif recherché est l’actualisation de la base de données issue du recensement industriel de 2003, l’actualisation du répertoire des entreprises au Mali, l’analyse de l’évolution des indicateurs du secteur industriel. Mais également l’identification des principales difficultés que rencontrent les entreprises industrielles…

Hier au Centre Aoua Kéita, les chefs d’entreprises industrielles de Bamako, les représentants des départements ministériels, les directeurs des services centraux et rattachés du département de l’Industrie et du Commerce étaient réunis pour l’atelier de restitution des résultats de ce recensement.

La journée a permis aux participants de se familiariser avec la méthode utilisée pour le recensement, les principaux résultats obtenus, les problèmes rencontrés par les entreprises industrielles et les solutions envisagées pour y remédier.

Occupant une place de choix dans l’économie de notre pays, le secteur industriel a enregistré entre 2003 et 2006 la création de 105 nouvelles entreprises industrielles représentant 31 % du parc industriel existant qui compte 343 entreprises industrielles.

Des goulots d’étranglement

Toutefois, la contribution du secteur industriel dans la richesse nationale, selon le secrétaire général du ministère de l’Industrie, Mody Ndiaye, est de 11 %. Les emplois permanents industriels sont passés de 13 127 en 2002 à 17 593 en juin 2006, soit une augmentation de 4466. Le chiffre d’affaires réalisé par les entreprises industrielles est passé de 617 milliards de F CFA en 2002 à 897 milliards en 2005, soit une augmentation de plus de 45 %.

Cependant, l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Les entreprises industrielles sont confrontées à des difficultés réelles tel que le coût élevé d’électricité, des matières premières, de la fraude et la concurrence déloyale, sans oublier la lourdeur administrative.

Aux dires de M. Ndiaye, ses difficultés doivent être surmontées. « Il s’agit là d’un combat indispensable pour la survie dont les épreuves sont complexes dans un contexte marqué par l’ouverture des marchés ». En plus des efforts réguliers d’amélioration du climat des affaires et du lancement dans les entreprises du programme qualité, un programme de restructuration et de mise à niveau des entreprises industrielles a été mis en place en 2005 pour conforter la compétitivité de nos entreprises a-t-il rappelé.

M. Ndiaye a informé de la mise en place d’un système de suivi-évaluation des entreprises industrielles au Mali dont les opérations démarreront bientôt à Bamako.

Amadou Sidibé

23 février 2007.