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Démarré le 4 mars 2009, par l’enrôlement du président de la République, le recensement administratif à vocation d’état civil (RAVEC), malgré les difficultés marque au quotidien des petits points rassurant. Dans l’impossibilité de nous étendre sur toute l’étendue du territoire, nous nous sommes intéressés à la marche du RAVEC en Commune II.

Avec 20 équipes composées chacune de 3 agents recenseurs et placées sous la direction de 4 contrôleurs et d’un superviseur, le RAVEC en Commune II souffre plus du manque d’information de la population. En tout cas, c’est ce qui ressort de notre entretien avec certains chefs d’équipe qu’y sont déployés avec leurs éléments.

«Il est exigé que chaque équipe enrôle au moins 70 personnes par jour. Face à la réalité du terrain, nous nous sommes rendus compte que cela est pratiquement impossible», nous a indiqué A.S, chef d’une équipe de recensement de la commune II. Avant de déclarer que la population mal informée, n’adhère pas à l’opération.

«Malgré les efforts de communication, apparemment, certains habitants n’ont rien compris et s’offre le plaisir désagréable de chasser les agents de chez eux sans ménagement», a-t-il déclaré. En plus de l’insuffisance de communication constatée sur le terrain, certains agents posent aujourd’hui, le problème de moyens de déplacement et dénonce un certain nombre de défaillance dans l’organisation technique de l’opération.

Même s’ils constatent qu’une partie des difficultés techniques sont en passe d’être résolues, ils ont néanmoins tenu à dénoncer le recrutement de certains individus qui n’ont aucune notion de l’informatique et donc ne peuvent pas travailler à l’ordinateur.

Avec toutes ces difficultés, il n’y a plus aucun doute, l’opération prévue pour durer 7 mois, à de fortes chances d’aller au-delà. Et, pour éviter, un tel schéma, les jeunes sur le terrain souhaitent que l’Etat, à travers le ministère de l’administration territoriale et des collectivités locales, fasse accompagner l’opération d’une campagne de communication conséquente de nature à édifier même les citoyens les plus récalcitrant.

Pour cela, ils proposent à l’Etat de mettre à contribution tous les canaux de communication possible pour un «matraquage» de la population. Mais, étant donné que les agents recenseurs sur le terrain constituent la pierre angulaire de la réussite de l’opération, ces derniers souhaitent que l’Etat réfléchissent à l’amélioration de leurs conditions de travail.

Assane Koné

15 Avril 2009