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Les régions de Kayes, Koulikoro et le District de Bamako
sont concernés par cette première phase de l’opération qui doit s’achever à la fin de ce mois.
La zone numéro 1, a rappelé le coordinateur du projet Moriba Sinayoko, comprend les régions de Kayes et de Koulikoro. Pour la première région, signalera-t-il, il est prévu de recenser 1.805.495 personnes. 682.167 l’ont déjà été par les 400 équipes déployées sur le terrain. Le taux de réalisation de la région est de 37,78%.


C’est le cercle de Yélimané
qui enregistre le plus grand nombre d’enrôlés depuis le début de l’opération avec 80,63% de taux de réalisation contre 55,56% pour Nioro du Sahel et 45,21% pour Diéma. Bafoulabé avec 35,92% et Kita avec 35,40% se classent respectivement quatrième et cinquième. Avec 24,24% d’enrôlés, le cercle de Kayes précède Kéniéba qui traine avec ses 12,06%.

Un arrêt de travail est survenu dans la ville de Kayes. Un problème de communication est à l’origine de ce désagrément, a indiqué Moriba Sinayoko. Alors que les 19 agents de Kayes arrêtaient de travailler pour réclamer leur salaire, les transactions bancaires étaient en cours pour qu’ils puissent percevoir leur dû.


Dans la région de Koulikoro,
2.060.298 personnes doivent, en principe, être enrôlées par un total de 450 équipes. Celles-ci en ont déjà enregistré 517 948 (25,14 %). La 2è Région ne connaît pas les énormes disparités constatées dans la Région de Kayes. Les deux bouts de l’échelle du taux de réalisation sont occupés par Banamba avec 39,07% et Kati avec 20,03%. Entre ces extrêmes, se suivent Koulikoro (28,07%), Dioïla (27,52%), Nara (25,42%), Kangaba (25,26%) et Kolokani (21,55%).

Le District de Bamako constitue une zone à part entière. 160 équipes ont été déployées pour enrôler 1.334.786 personnes. Le taux de réalisation du District depuis le début du Ravec s’élève à 86.333 enrôlés soit 6,47 %.

Les difficultés sont de trois ordres, constate le chef du projet : problèmes d’adaptation des agents recenseurs à l’outil et au terrain, faible mobilisation des populations qui n’avaient pas cerné tous les enjeux du Ravec et déplacement des contrôleurs qui sont la cheville ouvrière du recensement.

Les contrôleurs sont chargés de surveiller les équipes, d’assurer la remontée des résultats et de procéder à la recharge des batteries. Ils fournissent les consommables aux équipes et vérifient la qualité du travail.

Moriba Sinayoko assure que des dispositions sont prises pour accélérer le rythme de l’enrôlement grâce au respect rigoureux de la planification de la charge de travail et au suivi de la progression des équipes sur le terrain.

S. DOUMBIA

Essor du 09 Avril 2009