Partager

Le médiateur dans la crise que notre connaît notre pays, le Burkina Faso, joue-t-il véritablement son rôle? Est-il sincère dans sa médiation entre le Mali et ses fils égarés? Ces questions méritent d’être posées, à cause des agissements du pays des hommes intègres et de ses connexions avec le MNLA.

Manifestement, le médiateur dans la crise malienne est en train d’abuser de ses pouvoirs. De plus en plus il outrepasse les limites de la médiation pour prendre parti, au nom de l’assistance humanitaire, en faveur des membres apatrides du MNLA. En effet, depuis le déclenchement de la crise au Nord du Mali, le Burkina Faso est devenu une base arrière pour les séparatistes du MNLA, avec la bénédiction du médiateur Blaise Compaoré, le Président du Faso.

Le pot aux rosex a été découvert avec la défaite du MNLA face au MUJAO à Gao, lors d’un affrontement entre ces deux organisations islamo-fascistes, qui a occasionné la blessure du leader du MNLA, Bilal Ag Chérif. Celui-ci a bénéficié du soutien de l’Etat burkinabé pour son transport et ses soins à Ouaga. À partir de cette déconfiture, la capitale du Faso est devenue le quartier général des rebelles touaregs maliens.

Et, selon des sources dignes de foi, ils sont gratuitement logés dans des hôtels ouagalais et ils reçoivent tous les honneurs de l’Etat burkinabé. Cette attitude solitaire du médiateur démontre, si besoin en était, de son mépris envers notre pays. Sinon, comment un pays sérieux, de surcroit médiateur dans une crise, peut-il se permettre le luxe de loger chez lui des gens qui ont commis des crimes et des exactions graves dans leur pays d’origine?

La logique voudrait que le Burkina ramène le MNLA à la raison. Aux dernières nouvelles, il semble que ces apatrides aient pris conscience que leur aventure était sans issue. Et ils ont commencé à se faire recenser dans des camps de réfugiés, où sont regroupées de paisibles populations qui se sont déplacées à cause de leur sale besogne.

C’est pour cette raison que nous disons que nos autorités ne doivent pas se laisser distraire mais aussi ne pas faire l’amalgame entre ceux qui ont pris les armes contre leur pays et ceux qui subissent les conséquences de ces exactions. Tous ceux qui ont contribué à la perte de notre souveraineté sur les 2/3 de notre territoire doivent être poursuivis et condamnés selon la loi.

Ce comportement du médiateur se comprend, puisqu’il bénéfice des prébendes de cette rébellion. En effet, depuis le déclenchement de la crise au Nord du Mali, selon nos sources, les marchés burkinabés sont inondés d’objets volés par les membres du MNLA et vendus à des prix défiant toute concurrence. Les motos, véhicules et autres biens volés dans des boutiques au Nord Mali sont bradés aux Burkinabés au vu et au su des autorités du pays des hommes intègres.

Pire, il semble également que l’argent des banques pillées dans le Septentrion malien soit en train d’alimenter des comptes dans celles du Burkina Faso. En clair, c’est un véritable partenariat gagnant / gagnant entre le Burkina et les rebelles, sur le dos de notre pays, qui continue de fermer ses yeux sur cette mafia organisée.

A ce réseau mafieux s’ajoute la violation continuelle de notre espace aérien par le Burkina. En effet, à cause de l’occupation des régions Nord du Mali, les autorités n’hésitent plus à faire des voyages occultes sans que celles de Bamako n’en soient informées. Une insulte à notre pays! D’où la colère de ce citoyen: «il est temps que nos autorités ouvrent enfin les yeux.

Blaise n’est pas un médiateur sérieux. Il ne veut pas que cette crise prenne fin. Parce qu’il ne pourra plus faire ses affaires. » Et cet autre d’accuser les Maliens: «ce n’est pas Blaise. C’est nous-mêmes. Nous sommes allés nous livrer en spectacle devant lui en lui disant de faire ce qu’il voulait».

Comme on le voit, la médiation de Blaise a du plomb dans l’aile. Il est temps que le gouvernement d’union nationale se mette au travail et amène le médiateur à jouer pleinement son rôle ou à se démettre. Il est vrai que le Mali a perdu sa souveraineté sur une partie de son territoire. Pour autant, nous n’avons pas perdu notre dignité. Le Mali demeure un grand pays, grand par son histoire et par son nom.

Youssouf Diallo

03 Septembre 2012