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En acceptant (enfin) l’ouverture de négociations directes à Tripoli avec le Mouvement nigérien pour la justice (MNJ), le président nigérien Mamadou Tandja opte finalement pour la « Méthode ATT » dans la résolution de la rébellion qui secoue son pays depuis 2006.

Au départ, Tandja n’a jamais voulu discuter avec les mouvements rebelles, sous l’impulsion du MNJ. Malgré les appels lancés à lui et venant de partout sur la nécessité de résoudre par le dialogue la crise, Tandja a toujours répondu qu’il ne discuterait jamais avec des « bandits armés ».
Au même moment, le président Amadou Toumani Touré avait opté pour la solution pacifique avec la signature de l’Accord d’Alger.

Ce qui, à l’époque, en 2006, avait soulevé un tollé dans une certaine opinion malienne farouchement opposée à l’option qu’avait choisie le président Touré. Cette même opinion, à chaque occasion, prenait Tandja comme exemple et magnifiait sa « fermeté ».

Contre vents et marrées, ATT a tenu bon. Sa démarche, faite à la fois de dialogue avec l’Alliance du 23 mai pour le changement et de fermeté avec tous ceux qui s’étaient mis en marge de l’Accord d’Alger, s’est finalement avérée payante. La suite, on la connaît…


Aujourd’hui,
le président Mahamadou Tandja, semble avoir compris que la solution ultime peut se trouver dans un savant dosage de la force et du dialogue. S’inspirant sans doute de la gestion malienne de la crise, il vient d’accepter l’ouverture de négociations avec les groupes armés, notamment le MNJ. Des pourparlers entre les deux parties se tiennent actuellement à Tripoli, sous l’égide des autorités libyennes.

Déjà en 1990, la Libye avait parrainé les accords de paix conclus entre la rébellion de l’époque et les autorités de Niamey.

CH. Sylla

09 Avril 2009