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Au moment où l’on notait le retour de populations civiles qui avaient fui de certaines agglomérations comme Tombouctou, Goundam, Niafunké et Diré, après les attaques que la région avait connues, des localités ont été attaquées par des éléments du Mouvement nationale de libération de l’Azawad (MNLA). Du coup, c’est le retour de la psychose dans la 6e région.

Les villes de Goundam et Diré ont été tour attaquées mercredi dans l’après-midi. Selon nos informations, la colonne de véhicules tout terrain aurait été repérée dans les alentours de Tombouctou et l’information aurait été donnée aux autorités de la place, mais aucune disposition n’avait été prise. C’est dans les environs de 16 h que l’information de l’attaque des deux villes a circulé.

Les deux attaques simultanées auraient été dirigées par des « déserteurs » pour le MNLA qui servaient dans les deux localités. A Goundam, la perception, la préfecture, la gendarmerie, la prison, la Sotelma et une caisse d’épargne ont été les cibles. Bilan : deux gendarmes, deux véhicules dont celui du CS-Réf, deux motos une DT et une Sanili, des ordinaires de la caisse d’épargne ont été emportés et tous les prisonniers ont été libérés. Cinq pensionnaires ont désiré ne pas fuir. A Diré, le même scénario s’est produit, 2 gendarmes, 4 véhicules (IFM, EDM, perception, hôpital) et 2 motos ont été enlevés.

Les locaux de la police, de la gendarmerie, de la préfecture ; le domicile du préfet et l’hôpital ont été saccagés. Un véhicule en fuite a cogné une vieille qui a été transportée à l’hôpital par les assaillants. Après, ils se sont ravitaillés sur le stock de carburant de l’EDM et d’un revendeur. Des informations courent sur l’enlèvement d’une étudiante de teint clair de l’IFM.

La situation qui prévaut a fait que toutes les actions de développement sont arrêtées par des ONG qui opèrent dans la région. Toutes les écoles, en milieu rural, sont fermées. Les relais de santé ne fonctionnent plus. Les travaux de construction de la route Tombouctou-Niono sont arrêtés.

En attendant des mesures d’urgence des autorités de l’Etat, la population de Tombouctou vit dans la psychose et l’indignation.

Seybou Traoré

(Radio Jamana Tombouctou)