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Le problème du nord du Mali n’est pas la préoccupation des seuls Maliens. L’Union africaine à travers la voix de son président en exercice, le Béninois Thomas Yayi Boni sur Rfi le 21 février 2012, a dévoilé le projet que des chefs d’Etat nourrissent pour la survie de la démocratie et l’intégrité de l’Etat malien. Ce sera à travers une grande conférence des pays riverains du Sahara- Sahel que l’initiative de chefs d’Etat vise à trouver une solution à l’insécurité dans cet espace et plus particulièrement : « consolider l’Etat malien dans son intégrité ».

Le président en exercice de l’Union africaine, Thomas Yayi de préciser que l’objectif est de poser les bases d’une paix durable dans la région. « Très prochainement, dira-t-il, je me rendrai en Algérie. Je suis allé au Tchad pour m’associer à cette idée qui, aujourd’hui, est en train de se dessiner, celle d’organiser une grande conférence de tous les pays concernés, les pays riverains : l’Algérie, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Burkina-Faso, la Libye etc. pour que nous puissions trouver une solution et consolider l’Etat malien dans son intégrité. C’est un Etat démocratique », a poursuivi le tout nouveau président de l’organisation continentale.

Le lieu de la conférence n’a pas encore été dévoilé. Mais l’initiative a été au centre des échanges entre le Président tchadien et celui du Bénin, lors de la visite de ce dernier au Tchad. Selon Thomas Yayi Boni, le Président Idriss Déby du Tchad lui a fait part de « ce projet sur proposition de la communauté internationale ». Dès que l’idée aura été partagée avec les autres chefs d’Etat, tous les pays riverains vont se retrouver et vont examiner les conditions dans lesquelles la conférence va se passer. Pour le moment, on ne sait pas si les rebelles touaregs du Mnla y prendront part.

Pendant ce temps, au Mali la classe politique qui a élaboré un plan d’action, accepté par le Président malien Amadou Toumani Touré et dont l’application a commencé, multiplie les actions pour un retour à la paix, dont le préalable est de faire taire les armes au nord. Mais les rebelles du Mnla semblent sourds à leurs appels répétés, en témoignent leurs incursions, dernièrement, à Hombori et Youwarou.

La question du nord malien est également au centre des préoccupations des autorités françaises. En effet, Le chef de la diplomatie française Henri de Raincourt, en visite dans la sous région, a rappelé l’attachement de la France à l’intégrité du territoire malien, ainsi que le maintien des élections d’Avril. La synergie des actions parviendra certainement à bout de la rébellion au nord Mali, qui a fait des dizaines de morts, des dizaines de milliers de déplacés internes et de réfugies dans les pays voisins.

B. Daou

22 Février 2012