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Décidemment, on ne sait plus à quel saint se vouer. Au lieu d’être à côté de nos troupes pour un réarmement moral sur le théâtre d’opérations, la hiérarchie militaire malienne est cantonnée à Bamako, où elle plus visible sur les petits écrans de l’ORTM.

Si, certains hommes sont incapables de prendre des initiatives personnelles, la jalousie peut les pousser à le faire.
Après la visite du président français, François Hollande, dans notre pays, où il s’est successivement rendu à Mopti, Tombouctou et Bamako, non pas pour prendre un bain de foule dans les villes respectives, mais pour remonter le moral des militaires français qu’il a engagés dans la guerre contre les bandits armés qui occupent le Nord de notre pays.
Il a parcouru des milliers de kilomètres pour transmettre le message de la France à ses fils qui ont accepté d’abandonner leur famille pour secourir le Mali, victime d’un complot de ses fils crapules qui ne jurent que par le gain facile.

Malheureusement, nos chefs militaires n’ont pas pu emboîter le pas au président français. Ils ont préféré les bureaux climatisés de Bamako, où on les voit à l’aéroport en train d’accueillir des troupes africaines et de présider des réunions incessantes sous les projecteurs des caméras de l’ORTM.
Aujourd’hui, nos troupes ont plus que besoin du soutien de tous les Maliens. Mais si cela émane des chefs militaires, ceux- là même qui agissent à leur nom, est un signe d’encouragement, d’appartenance au corps et un acte de bravoure et de patriotisme.

De sa nomination à nos jours, le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le Général Yamoussa Camara, n’a posé aucun acte dans ce sens. Lui qui est considéré comme un homme qui bénéficie de l’estime des militaires. C’est le bon moment pour lui de prouver les qualités qu’on lui prête.

Quant au Chef d’état-major général des armées, à part une visite éclair à Sévaré, le Général Ibrahim Dahirou Dembélé, s’est éloigné de sa troupe.
Sur ce plan, on peut tirer le chapeau au Général Gabriel Poudiougou, ancien Chef d’état-major des armées sous ATT. Il effectuait le déplacement chaque fois que le besoin se faisait sentir. Il était à côté des militaires jusqu’au jour où ATT l’a rappelé. Ces actes lui vouent aujourd’hui respect et considération dans le milieu militaire.

Au front, mes généraux !

Y.S

L’Inter de Bamako du 25 Février 2013