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Une des grandes priorités de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) reste l’accès à l’eau potable dans ses pays membres. Désormais, l’organisation communautaire accompagne tous ses États dans la recherche de solution à l’accès à cette ressource vitale.

Ainsi, l’UEMOA vient d’initier dans les huit pays membres, un vaste programme triennal de réalisation de 3000 points d’eau, d’un coût de 8 milliards de Fcfa, acquis à travers l’Agence française de développement (AFD).

Le Mali, le Burkina Faso et le Niger, trois pays sahéliens où le problème de l’eau se pose avec une acuité particulière, sont les premiers bénéficiaires du programme, avec 1000 forages qui seront réalisés d’ici 2007.

Hier, au ministère des finances, la cérémonie de signature d’un protocole d’accord d’un montant d’environ 3 milliards de Fcfa pour notre pays a eu lieu.
Les documents ont été paraphés côté malien par le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, Hamed Diane Séméga et côté UEMOA, par le président de la Commission de l’organisation, notre compatriote Soumaïla Cissé.
Etaient présents, le ministre de l’Économie et des Finances, Abou-Bakar Traoré et les membres de son cabinet.

Grâce à cette convention, la mise en oeuvre du Projet d’hydraulique villageois (PHV) initié par le gouvernement, va connaître un nouvel essor et contribuer à la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement, comme, réduire de moitié, la proportion de personnes n’ayant pas accès à l’eau potable d’ici 2015.

Régions de Mopti et Tombouctou sont concernées par le projet qui contribuera à l’amélioration des conditions de vie des habitants des zones concernées.

51 communes rurales dans les cercles de Douentza, Diré, Gourma Rharous, Niafunké et Tombouctou, sont couvertes par le projet, où, près de 350 forages et autant de pompes à motricité humaine seront construits.

Avec le projet, infrastructures hydrauliques seront construites, mais également actions d’information, d’éducation et de communication en direction des bénéficiaires seront mises en œuvre. Comités de gestion de ces points d’eau seront installés.

Pour Soumaïla Cissé, « L’eau, c’est la vie. Cette formule n’est pas un slogan. C’est plutôt l’expression d’une nécessité. Et en cette période de hausse des cours du pétrole, la goutte bleue ou l’or bleu talonne l’or noir dans certaines régions du monde« .

Soumaïla Cissé d’affirmer que, « Notre rêve à l’UEMOA, un rêve partagé, est qu’il y ait de l’eau pour tous, partout, afin de libérer à jamais, notre espace communautaire de la soif, voire de la faim et de la maladie« .

L’intérêt de l’UEMOA pour la gestion intégrée des ressources en eau, s’est traduit par la signature de plusieurs accords de coopération avec des institutions reconnues dans le domaine de l’expertise, notamment l’Autorité du bassin du Niger (ABN), le Centre régional pour l’eau potable et l’assainissement à faible coût (CREPA), l’ONG internationale Eau Vive, a indiqué le président de la commission de l’UEMOA.

Le projet cadre parfaitement avec les priorités de développement de notre pays, a estimé le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau et participera par ricochet à la mise en oeuvre du Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté.

08 septembre 2006.