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La société politique malienne connait aujourd’hui une profonde crise partie du coup d’Etat du 22 mars 2012. Le constat.

* IBK condamne fermement le coup d’état

Le candidat du RPM a condamné avec fermeté le coup d’état militaire. Selon IBK, ce coup de force ternit l’honneur du Mali, et entache gravement l’image de notre pays, jusqu’ici considéré comme un exemple en Afrique. « À quelques semaines d’une élection où le peuple Malien s’apprête à choisir librement et démocratiquement son avenir, nul ne saurait légitimement se substituer par la force à la souveraineté populaire. Ce coup d’État est en réalité un coup d’arrêt à notre projet commun de changement pour un développement démocratique, auquel le peuple malien adhère dans son écrasante majorité. Seul un pouvoir démocratiquement élu, puisant sa force et son autorité dans la légitimité de la souveraineté populaire, sera à même de garantir l’unité nationale, de rétablir l’ordre sur l’ensemble du territoire, et de mener à bien l’indispensable redressement économique et social du pays. En concertation avec les principaux acteurs civils et politiques, l’ordre constitutionnel doit être immédiatement rétabli».

* Housseini Amion Guindo accompagne les putschistes

Le candidat de la CODEM, l’honorable Amion Guindo, est dans une logique d’accompagnement des putschistes. Selon lui, le, le coup d’état du 22mars n’est dirigé ni contre ATT ni contre le peuple ou la démocratie, mais contre les pseudos démocrates qui pillent le pays depuis 20 ans et espèrent continuer encore pour 10 autres années. De l’avis du président de la Codem, ces faux démocrates ne sont restés dans l’entourage d’ATT que pour mieux le tromper et abuser de sa bonne foi afin de lui succéder un jour.

* 38 partis s’unissent au sein du FDR pour dénoncer le coup d’état

Le FDR (le Front uni pour la sauvegarde de la république et de la démocratie) comprenant 38 partis politiques, le barreau malien, les syndicats des travailleurs et de nombreuses autres associations dénoncent le coup d’état et exigent le retour à l’ordre constitutionnel. Selon Me Kassoum Tapo, porte parole de l’ADEMA, Les objectifs visés sont clairs, à savoir le retour à une vie constitutionnelle normale, ensuite le rétablissement de la paix et la sécurité dans le nord du Mali et l’organisation dans les meilleurs délais d’élections libres, démocratiques et transparentes. Le président du Parena, Tiébilé Dramé, un des leaders de cette coalition, abonde dans le même sens. Pour lui, ce front vise la défense de la Constitution du 25 février janvier 1992, la restauration de la légalité constitutionnelle, le retour des mutins dans leurs casernes et la fixation d’un calendrier électoral consensuel.

* Omar Mariko du SADI crée le MP22 (Mouvement populaire du 22 mars) pour soutenir les putschistes

Le secrétaire général du SADI a été le premier homme politique à soutenir le CNRDRE. Avec les alliés du SADI, il a crée le MP22 pour soutenir les putschistes. « Le mouvement MP22 a été créé pour accompagner politiquement le CNRDRE, les autorités établies par les mutins, dans ses efforts de redressement de la démocratie, et l’instauration de l’autorité de l’Etat, mais un Etat démocratique et populaire », a indiqué Oumar Mariko, président du SADI.

* Me Mountaga Tall du CNID FYT condamne mais appelle à la concertation entre la classe politique, la société civile et les forces armées et de sécurité

Le président du CNID FYT réaffirme son engagement à la démocratie, à la République et à leurs valeurs mais estime que vu la situation, il faut en appeler à une vaste concertation entre la classe politique, la société civile et les forces armées et de sécurité, pour d’abord et avant tout, éviter à notre pays un bain de sang. « Parce que vouloir procéder aujourd’hui par la force, c’est provoquer un affrontement armé aux conséquences incalculables. En ce moment, nous devrions aller vers une vaste concertation incluant les forces armées et de sécurité, la société civile et la classe politique pour susciter d’abord une très vaste union nationale autour des forces armées et de sécurité qui devaient être mieux équipées pour refouler les rebelles et sécuriser la zone septentrionale de notre pays. Réfléchir aussi sur la gestion inclusive courte et efficace de la période qui vient de s’ouvrir dans notre pays ; voir comment on peut organiser de bonnes élections dans des délais raisonnables afin que les militaires repartent dans les casernes et qu’un pouvoir démocratiquement élu puisse prendre en charge les affaires du pays. ..», a expliqué le candidat du CNID FYT.

* Soumaila Cissé de l’URD condamne fermement le coup d’État

Le candidat de l’URD, Soumaila Cissé, a condamné fermement ce coup d’Etat qui remet en cause l’ensemble de nos acquis démocratiques et isole totalement le Mali de la marche du monde, à un moment où notre pays a, particulièrement, besoin de l’appui de ses partenaires pour faire face aux défis du développement et au péril sécuritaire du Nord. Il a demandé la libération immédiate de toutes les personnes arrêtées et exige un retour à « l’ordre constitutionnel » dans les meilleurs délais. Selon lui, cette tentative de coup d’Etat est l’acte réactionnaire le plus bas de l’histoire politique du Mali au cours de 20 dernières années. « La pratique du coup d’Etat, en elle-même, est totalement révolue comme mode d’accession au pouvoir. Et le peuple malien ne s’est pas levé, comme un seul homme, un jour de mars 1991, pour proclamer sa foi en la démocratie, et accepter, aujourd’hui, que des militaires décident de s’emparer des institutions étatiques et occuper le pouvoir d’Etat… », a-t-il dit.

* Le Pr Younouss Hamèye Dicko, président du RDS soutient la junte

Le président du RDS soutient le CNRDRE. Il a appelé l’ensemble des partis politiques et toutes les sensibilités de rejoindre leur mouvement afin de soutenir et accompagner les actions du nouveau régime au pouvoir, le CNRDRE, pour rétablir l’honneur et la dignité au Mali». « Nous entendons apporter la caution de la société civile à ceux qui ont fait le coup d’Etat militaire », a-t-il déclaré. Younouss Hamèye Dicko, qui était connu pour être un proche d’ATT, a déclaré lors d’une marche en faveur de la junte, que le manque de fermeté face à la rébellion touarègue a été fatal à l’ancien régime qui n’a pas pu prendre des mesures nécessaires beaucoup plus tôt pour résoudre le problème de l’insécurité dans le nord du pays.

* L’ADPS condamne et propose un schéma de sortie de crise

L’ADPS est une alliance composée des partis CNAS-Faso Hèrè, FAD, YELEMA, PACP, PCR, US-RDA, CR-Faso Gnetaga et des mouvements associatifs comme Mali-Den, Ayélé, Farafina Dembé-Mali, RMD, AMCFJ, MJDM, AJDA-Mali, Assistance Express Association. Selon l’ADPS, la Transition doit être pilotée par des personnes compétentes de probité morale reconnue et qui n’ont pas participé à la gestion des affaires publiques ces 20 dernières années. C’est dans ce sens qu’ils excluent «les acteurs des partis comme l’Adéma, le PDES, l’URD, tous comptables de la mauvaise gestion sous l’ère ATT». Ce critère disqualifierait le Président de l’Assemblée Nationale, le Pr Dioncounda Traoré « dont le mandat de député prend fin bientôt, en tant que chef du parti Adéma, qui a participé à la gouvernance sous ATT qui est aussi responsable de la situation actuelle».

* Le Parena condamne le coup d’état et demande un retour à l’ordre constitutionnel

Pour le Parena, le Coup d’ Etat du 21 mars 2012 est l’aboutissement d’une crise qui couve depuis de longs mois. « Si le groupe du capitaine Sanogo n’avait pas agi, un autre l’aurait pu. Le Coup d’ Etat du 21 mars est l’expression de l’exaspération d’une armée humiliée, d’un peuple humilié », précise-t-il dans son communiqué. Néanmoins, le Parena affirme : « ce Coup d’Etat n’est pas justifiable, d’autant qu’il survient à la veille d’échéances électorales qui auraient permis l’élection d’un nouveau président de la République. Il nous ramène à des décennies en arrière. Il constitue un grave recul de notre démocratie même si celle-ci est loin d’être parfaite ». Comme les autres membres du FDR, le PARENA appelle au rétablissement, sans délai, de l’ordre Constitutionnel, la libération des personnalités politiques détenues et le respect de leur intégrité physique et morale, le respect de l’Etat de droit et les libertés publiques, la fin de l’atmosphère de peur créée et entretenue par les mouvements de militaires dans les villes notamment à Bamako.

05 Avril 2012