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« Marc Ravalomanana a annoncé qu’il ne serait candidat à aucun poste lors de l’élection présidentielle l’an prochain, dans une volonté de résoudre l’impasse politique dans son pays, » affirmait tard mardi un communiqué du bureau du président tanzanien, Jakaya Kikwete, dont le pays vient d’accueillir une médiation des pays d’Afrique australe (SADC). Selon la présidence tanzanienne, M. Ravalomanana, qui vit en exil en Afrique du Sud, entend cependant rentrer dans son pays pour « travailler avec la population de Madagascar à (sa) reconstruction ». Réunis dans la capitale économique tanzanienne Dar es-Salaam ces derniers jours, les pays d’Afrique australe ont aussi mandaté M. Kikwete pour qu’il persuade l’autre protagoniste de la crise malgache, le président de la Transition Andry Rajoelina, de ne pas non plus se présenter à la présidentielle. Les pays d’Afrique australe tentent depuis des mois d’aider M. Ravalomanana, ex-président déchu, et M. Rajoelina, qui l’a renversé avec l’aide de l’armée en 2009, à lever les obstacles à l’organisation d’élections dans leur pays, en particulier d’une présidentielle prévue en 2013. Parmi les principales pierres d’achoppement figurent le retour à Madagascar de M. Ravalomanana, ses démêlés avec la justice malgache et la question de sa candidature à la présidentielle. M. Ravalomanana a été condamné par contumace aux travaux forcés à perpétuité à Antananarivo, mais entendait jusqu’ici revenir à Madagascar se présenter à la prochaine présidentielle. AFP