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La genèse de cette affaire remonte au 17 mai 2005. Alors qu’il participait à un tournoi de football organisé à la cité universitaire Emir Abdelkader, Coulibaly Sekou Seydou a été poignardé au dos par un étudiant algérien, lequel sera condamné à six mois de prison avec sursis, d’après les collègues de la victime. Le mobile de l’agression reste sujet à des contradictions.

Hospitalisé au CHU Oran depuis plus de 7 mois, suite à une poly pneumopathie progressive des deux jambes, le cas de Coulibaly Sekou Seydou, a crée une effervescence particulière au sein de la communauté malienne, estimée à plus de 40 étudiants inscrits dans les différents instituts d’Oran. En effet, ce jeune étudiant malien âgé de 27 ans, inscrit en 5éme année d’hydrogéologie, qui présentait des antécédents de paludisme et de drépanocytose, souffrant de tétraplégie flasque d’origine indéterminée, risque de tomber dans un immobilisme fatal s’il n’est pas pris en charge, d’urgence, pour des soins spécialisés dans un pays étranger. Selon un membre de cette communauté qui s’est rassemblée hier au niveau du pavillon de neurologie où est hospitalisé leur ; camarade ; «Malgré l’avis médical de transférer Coulibaly, Sékou Seydou’ dans un pays é tranger pour un traitement spécifique, et malgré la décision ministérielle émanant de Bamako en date du 19 janvier 2006, demandant l’élaboration d’un devis d’un centre spécialisé, l’ambassade malienne à Alger est restée insensible».

Notre interlocuteur ajoute que : «Notre compatriote a un traitement de qualité au sein de l’hôpital mais c’est insuffisant, car son cas nécessite des soins , spécifiques dans un centre hospitalier étranger spécialisé. Aux dernières nouvelles, notre camarade malade a reçu hier une communication téléphonique de l’ambassade malienne, l’informant qu-‘il va être rapatrié au Mali et pourra bénéficier d’un transfert vers l’extérieur pour se soigner, après une décision d’un conseil médical, ce qui nous paraît le moins probable».

source : ECHOS D’ORAN

18 avril 2006

Toute la communauté malienne, présente en grand nombre, hier à l’hôpital, était unanime pour demander des garanties à l’Etat malien, quant à l’évacuation de leur camarade, une fois rapatrié au Mali. Pour cette communauté, ces garanties sont une revendication primordiale.