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Le rapport mentionne que le Mali est classé 174è sur 177 pays et on note des progrès, notamment en matière de santé, mais aussi la croissance de façon générale.

La cérémonie qui s’est déroulée au Centre international de conférence a regroupé les ministres Moctar Ouane, Mme Maïga Zeinab Mint Youba, Natié Pléah, le résident du PNUD Joseph Byll Cataria, Djibrilla Barry et plusieurs responsables des structures étatiques et des organismes internationaux.

Le thème de ce rapport 2005 est : « la coopération internationale à la croisée des chemins » avec en sous-thème « l’Aide, le commerce et la sécurité dans un monde marqué par les inégalités ». Le choix de ce thème est particulièrement pertinent

cette année où la communauté internationale vient de tenir son deuxième sommet sur la problématique de la réalisation des OMD et où se tient la conférence ministérielle de l’OMC point fort du cycle de Doha qui vise à établir un ordre commercial international plus équitable et plus favorable à la réalisation du Développement humain de tous les peuples du monde.

LE CONTENU DU RAPPORT

Le rapport commence par livrer un aperçu de la situation du DH dans le monde, principalement les grandes tendances par zone et par pays.

Cet examen est conduit en référence aux indicateurs des OMD car même si le Développement humain ne se résume pas aux seuls OMD, ceux-ci constituent un étalon essentiel pour la mesure de la progression vers la création d’une société mondiale plus juste, moins frappée par la pauvreté et moins incertaine. L’examen révèle une situation contrastée mais dans l’ensemble en légère amélioration.

En corollaire à ce premier point, le rapport examine la question des inégalités dans le monde, inégalités inter et intra nations qui se creusent et qui sont une contrainte lourde au progrès.

Le rapport examine ensuite la situation de la coopération internationale en ses 3 piliers que sont : l’aide au développement, la situation du commerce international, la situation de la sécurité.

A cet égard, le rapport rélève que la coopération internationale en qui il est reconnu un potentiel pour être un catalyseur pour provoquer des avancées substantielles en matière d’aide ne répond pas aux attentes.

Le rapport appelle alors à des changements rapides et sensibles des politiques mondiales en matière d’aide, de commerce et de sécurité.

Enfin, le rapport indique comme de tradition, le positionnement de chaque pays par rapport à l’IDH (indicateur de développement humain.

A cet égard, il y a lieu de rappeler combien l’absence ou la faible qualité des données statistiques fournies par de nombreux pays, limite la valeur scientifique de certains indicateurs portés dans le rapport.

Finalement, l’attention devrait porter plus sur le sens des tendances à moyen terme en matière d’IDH que sur le classement des pays. Ainsi, le Mali connaît un accroissement lent, mais continu de son IDH de puis 1990, soit 0,283 en 1990 ; 0,307 en 1995 ; 0,330 en 2000 et 0,333 en 2003.

Le rapport a d’entrée de jeu observé des critiques et formulé des propositions. “Plus d’aide, de réformes commerciales en faveur des pauvres et le maintien de paix à long terme sont des éléments vitaux pour éradiquer l’extrême pauvreté”.

C’est l’une des principales propositions faites par le rapport. Car il est a été constaté que les aides ne sont pas nombreuses et sont dans la plupart des cas très mal utilisées.

Le rapport appelle à des changements rapides et sensibles des politiques mondiales en matière d’aide, de commerce et de sécurité pour honorer les promesses faites par la Communauté internationale lorsque les dirigeants internationaux se sont réunis ici pour aborder ce problème il y a 5 ans.

Car la Déclaration du Millénaire était une promesse solennelle de libérer les hommes, les femmes et les enfants des conditions abjectes et inhumaines de la pauvreté extrême.

Sur la même lancée, il ajoute que les nouvelles promesses d’accorder plus d’aide aux pays les plus pauvres du monde sont importants et contribueront à combattre la pauvreté.

Cependant, le rapport met en garde qu’il est nécessaire de réformer le système de l’aide internationale qui est une des priorités les plus urgentes à laquelle les gouvernements sont confrontés à l’aube du compte à rebours de 10 ans pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) d’ici 2015.

S’agissant du commerce international, le rapport déclare que des politiques commerciales inéquitables compromettent les perspectives de croissance dans les pays en développement.

Des tarifs douaniers et des subventions élevés empêchent des milliards de personnes, d’atteindre les objectifs de développement humain, c’est-à-dire du sortir de sous-développement.

L’Afrique subsaharienne, indique le rapport, malgré un léger accroissement des exportations est de plus en plus marginalisée sur le marché mondial. Avec une population de 689 millions d’habitants, la région représente une moindre part des exportations mondiales que la Belgique, qui ne compte que 10 millions d’habitants.

Aussi le rapport demande de rationaliser les règles commerciales internationales. Il s’insurge contre les subventions agricoles. De nos jours, les pays en développement perdent 24 milliards de dollars par an en raison du protectionnisme agricole et des subventions.

Plusieurs allocutions ont été prononcées au cours du lancement. Il s’agit de celle de Joseph Byll Cataria représentant résidant du PNUD. Djibrilla Barry, Economiste au PNUD, a parlé du contenu du rapport, des problématiques et a fustigé le comportement de certaines grandes puissances.

Joseph Byll Cataria a ajouté que notre pays occupe la 174è position sur 177 mais malgré tout, on note des indices de croissances. Le ministre Moctar Ouane a affirmé que plus d’un milliard d’hommes vivent encore dans la misère et souffrent de la faim et de la malnutrition.

Mamadi TOUNKARA

16 décembre 2005.