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Faute de reconnaissance officielle, les enfants handicapés sont privés des services sociaux et de la protection juridique qui seraient pourtant essentiels pour leur survie et leur avenir. Leur marginalisation ne fait ensuite que s’aggraver, du fait de la discrimination. Ces tristes réalités sont révélées par le Rapport 2013 de l’Unicef sur la situation des enfants, dont le lancement officiel a eu lieu jeudi dernier à l’école des sourds Jiguiya kalanso de Niamakoro.

Présidée par le ministre de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues nationales, Moussa Bocar Diarra, la cérémonie de lancement a enregistré la présence de deux autres ministres, celle de la Promotion de la Famille, de la Femme et de l’Enfant, Mme Sahi Ichata Alwata et son homologue de l’Action Humanitaire, de la Solidarité et des Personnes Agées, le Dr Mamadou Sidibé.
Elle a été marquée par une exhibition de basketball avec les élèves de Jiguiya kalanso et ceux des autres institutions de prise en charge d’enfants handicapés.

Le Rapport 2013 explique comment les sociétés peuvent inclure les enfants handicapés. «La discrimination fondée sur le handicap est une forme d’oppression», explique-t-il, notant également que, pour de nombreux enfants handicapés, l’exclusion est aggravée par de multiples privations.
Il existe peu de données fiables sur le nombre d’enfants handicapés, leur type de handicap et les conséquences qu’il a sur leur vie.

Le Rapport note aussi avec regret que rares sont les gouvernements qui disposent de critères rationnels, en fonction desquels allouer des ressources en faveur des enfants handicapés et de leurs familles. Selon l’Unicef, 1/3 environ des pays du monde n’a toujours pas ratifié la Convention relative aux droits des personnes handicapées.

Le rapport exhorte donc les gouvernements à tenir l’engagement qu’ils ont pris de garantir l’égalité des droits de tous leurs citoyens, y compris les enfants les plus marginalisés et les plus vulnérables. L’arbre ne devant pas cacher la forêt, on note certains progrès, quoiqu’inégaux, réalisés en matière d’insertion des enfants handicapés. Les gouvernements se doivent de ratifier et faire appliquer la Convention relative aux droits des personnes handicapées et la Convention relative aux droits de l’enfant et d’aider les familles concernées afin qu’elles puissent assumer le coût souvent élevé des soins à prodiguer aux enfants handicapés.

Il faut signaler que l’UNICEF est à pied d’œuvre dans plus de 190 pays et territoires du monde pour aider les enfants à survivre et à s’épanouir, de leur plus jeune âge jusqu’à la fin de l’adolescence.

Premier fournisseur mondial de vaccins aux pays en développement, l’UNICEF soutient aussi la santé et la nutrition des enfants, l’accès à de l’eau potable et à des moyens d’assainissement, une éducation de base de qualité pour tous les garçons et toutes les filles et la protection des enfants contre la violence, l’exploitation sous toutes ses formes et le SIDA.


Yaya Samaké

03 Juin 2013