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Pour l’année 2011, les requêtes de dénonciations concernent sept structures publiques et un important nombre de gestionnaires, décideurs ou agents, selon le Vérificateur général Amadou Ousmane Touré. Celui-ci a remis le vendredi une copie de son rapport au président de la République. Les 8 rapports combinés font une perte de 10,10 milliards de F CFA pour l’Etat.

Le rapport 2011 du BVG fait la synthèse des observations, analyses, critiques et suggestions formulées par le Vérificateur général pendant la période 2011. Il s’agit du 8e rapport annuel de l’institution. Les pertes cumulées pour l’Etat se chiffrent à 10,10 milliards de F CFA.

Selon le Vérificateur général, Amadou Ousmane Touré, lors de la remise du document au président Dioncounda Traoré, les faits révélés ont « la garantie et l’assurance d’être objectifs, impartiaux, sérieux et fiables ». Selon lui, « à l’instar des précédents rapports du bureau du Vérificateur général, ils alimenteront et focaliseront le débat public sur la tendance, en hausse ou en baisse, de la corruption et de la délinquance économique et financière. L’opinion s’interrogera également, et à juste raison, sur les suites qui sont réservées tant sur le plan judiciaire qu’administratif aux constatations faites », a lancé M. Touré.

A ce sujet, son bureau a décidé conformément à l’article 17 de la loi qui l’institue et qui l’ autorise de saisir lui-même et directement le procureur de la République des dénonciations des faits susceptibles de constituer des infractions à la loi pénale. Ainsi, pour l’année 2011, les requêtes aux fins de dénonciations, qui sont déjà prêtes, concernent sept structures publiques et pourraient impliquer un nombre important de gestionnaires, décideurs ou agents. Elles seront transmises au procureur de la République près le tribunal de la Commune III.

S’agissant des recommandations sur les volets institutionnels et administratifs, le Végal a indiqué que les rapports individuels ont été transmis depuis le 23 août 2012 à tous les ministères, directions générales, directions régionales et autres entités vérifiées. Et de souligner que l’attention du Premier ministre sera attirée sur la valeur ajoutée de leur mise en œuvre.

Le rapport fait la synthèse des résultats de 9 missions de vérification financière et une mission de vérification de performance. Les constats montrent à suffisance que la vraie fraude et celle déguisée sous forme de mauvaise gestion ainsi que la réelle mauvaise gestion constituent des indices pertinents du dysfonctionnement administratif.

Aminata Traoré

05 Novembre 2012.