Partager

C’est aujourd’hui que prend fin l’atelier sur la pharmoco-vigilance des antipaludiques. Organisé par le Réseau II d’Afrique de l’Ouest pour le traitement antipaludique (RAOTAP II) en collaboration avec l’OMS-Mali et le Programme National de Lutte contre la Paludisme, cet atelier a pour entre autres objectifs ; d’aider les membres du RAOTAP II à mettre un place un programme de pharma-covigilance dans leurs pays, d’établir un système de pharmoco-vigilance pour les différents programmes respectifs.

C’est ainsi qu’au cours de 3 jours (du 2 au 4 avril 2007) de travaux à l’Hotel Nord-Sud, les représentants des 9 pays du RAOTAP II (Bénin, Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali, le Niger le Nigéria, la Sierra Léone et le Togo) ont échangé sur des thèmes comme la notion de qualité des médicaments, le diagramme de circulation des informations en pharmaco-vigilance, l’élaboration d’une stratégie, d’un plan de développement de la pharmaco-vigilence des antipaludiques dans chaque pays.

A la cérémonie d’ouverture de l’atelier, le coordinateur du RAOTAP II, le Robert T. Guiguemde a rappelé que le RAOTAP II est l’un des 7 réseaux que l’OMS/Afro a mis en place pour la surveillance de l’efficacité du traitement antipaludique dans la région africaine de l’OMS. Il a été créé en juin 2003 à Ouadadougou, le siège de la coordination étant basé au Centre Muraz à Bobo-Dioulasso.

Selon le Pr Guiguembe, depuis sa création en juin 2003, le réseau a réalisé plusieurs activités parmi lesquelles, on peut citer la tenue de deux assemblées générales, en février 2005 et février 2006 ; l’organisation de deux ateliers techniques en 2005 et 2006, qui ont conduit d’une part à l’élaboration du protocole standarisé des tests d’efficacité thérapeutique pour les sites sentinelles, et d’autre part à l’élaboration du manuel d’assurance qualité de ces tests ; la participation du secrétariat du réseau à des réunions organisées par d’autres réseaux ou organismes impliqués dans la lutte contre le paludisme.

LA PREMIERE MISSION ASSIGNEE AU RAOTAP

Pour lui, ces activités ont pu être réalisées grâce aux appuis de l’OMS/Afro, de Sanofi-Impact Malaria et surtout de Malaria Consortium. Il a ensuite rappelé qu’assurer la surveillance de l’efficacité thérapeutique des antipaludiques est la première mission assignée au RAOTAP II.

C’est grâce aux résultats des tests d’efficacité que le RAOTAP II a réalisés, qu’il a été démontré que la chloroquine n’était plus efficace pour le traitement du paludisme, les pays ont suivi les conseils et ont changé leur politique de traitement du paludisme. C’est pourquoi, a dit le coordinateur, tous ont souscrit à l’utilisation des combinaisons thérapeutiques à base de dérivés de l’artémisinine (CTA).

Pour lui, l’efficacité de ces CTA est aujourd’hui indiscutable. Et les études de phase, III, rapportent que leur tolérance est bonne. Mais, ces médicaments nouveaux étant maintenant mis sur le marché vont être utilisés de façon massive comme l’était la chloroquine. Selon lui, il importe de recueillir dès à présent toutes les données concernant leur tolérance dans ces conditions d’utilisation de masse sur le terrain. Il s’agit ainsi des études de phase IV ou études de pharmaco-vigilance.

TOUMANI SIDIBE, DIRECTEUR NATIONAL DE LA SANTE

Dans son discours d’ouverture, le Directeur national de la Santé Pr Toumani Sidibé, après avoir souhaité la bienvenue aux participants venus des 9 pays du RAOTAP II , a souligné que le paludisme constitue la priorité des priorités.

C’est pourquoi le Mali a changé sa politique de traitement du paludisme avec l’abandon de la chloroquine et l’utilisation des combinaisons thérapeutiques à base d’artémisine. Il a ainsi rappelé que notre pays s’est engagé à fournir gratuitement les médicaments aux femmes enceintes et aux enfants de moins de 5 ans.

Il a par ailleurs souligné l’importance de la pharmaco-vigilance pour les pays car, il s’agit d’identifier les insuffisances pour changer de stratégie de lutte contre le paludisme. C’est ainsi qu’il a remercié la RAOTAP II pour l’accompagnement des pays.

Dado CAMARA

04 avril 2007.