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Il n’est un secret pour personne que la rentrée scolaire, lorsqu’elle coïncide avec la fin du mois de carême, comme c’est le cas cette année, constitue un véritable casse-tête pour les chefs de familles. En effet, à chaque rentrée scolaire, les parents d’élèves sont confrontés à toutes sortes de tracasseries.

Au sortir du mois de carême qui nécessite des dépenses particulières, les choses se compliquent davantage pour les chefs de famille surtout que nous vivons actuellement un moment difficile caractérisé par la hausse généralisée des prix des denrées alimentaires et autres produits et services. En effet, il faudrait encore faire face à la rentrée scolaire des enfants qui aura lieu cette année en début du mois d’octobre prochain.

Les parents d’élèves devront résoudre l’équation relative à l’achat de matériels didactiques, aux tenues selon les établissements scolaires fréquentés par les enfants. Compte tenu de toutes ces prévisions de dépenses, les populations ont donc du pain sur la planche. Comment ces chefs de familles, non moins parents d’élèves, pourront-ils faire face à toutes ces obligations dans un contexte socio-économique particulièrement difficile ? C’est là une véritable inquiétude.

Comme on le sait déjà, les enfants ont du mal à comprendre les difficultés du moment et les incapacités de leur père à résoudre tous les problèmes de la famille. Au terme du mois de jeûne et pour passer d’agréables moments de fêtes de Ramadan, ils exigent de leurs parents de belles tenues, des mets copieux et des sorties pour divertissement. Là encore, il faut des dépenses, sans oublier que la rentrée scolaire approche à grands pas. C’est alors le comble des dépenses.

Il revient donc à la maîtresse de maison d’épauler son mari dans cette épreuve en expliquant et en amenant les enfants à réduire les dépenses. Dans ces conditions assez difficiles, elle doit être la conseillère de son époux. Elle ne doit pas être celle qui engouffre son époux en l’incitant à satisfaire financièrement tous les caprices des enfants. «Attends, aujourd’hui papa n’a pas d’argent. Ce que tu demandes, il te le fera demain», doit-elle dire à un enfant qui tient mordicus à une exigence.

En outre, elle doit éviter de faire des dépenses inutiles. Elle peut, parfois même à l’insu de son mari, faire de petites économies. Dans ce cas de figure, quand son mari sera financièrement coincé, elle pourra lui faire une surprise agréable en lui venant au secours.

Certes, son mari sera surpris puisqu’il cherchera à savoir d’où vient cette aide financière. On sait que certains époux pourraient soupçonner leurs femmes, puisque doutant de la provenance de cet argent. Mais, c’est à la maîtresse de la famille de faire comprendre calmement et tendrement à son époux qu’elle le mettait peu de sous de côté pour le secourir en cas de pénurie. Un bon époux sera certainement sensible et reconnaissant à ce geste de sa femme. Cela pourra même renforcer davantage les relations conjugales entre les deux partenaires. Car, comme on le dit «on se marie pour le meilleur et pour le pire». Et ce n’est donc pas dans les moments difficiles, aussi tragiques qu’ils soient, que la femme doit abandonner son époux.

Khadydiatou Sanogo

Le Républicain du 06 Septembre 2010.