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Au Mali comme en Afrique et partout dans le monde, la femme a toujours subi le diktat de l’homme. Cela est d’autant vrai qu’aujourd’hui au nord du Mali, elle est tout simplement interdite de mettre le pied dehors et ceci, jusqu’à la fin du mois de ramadan.

jpg_une-920.jpg Une autre forme de violence vient s’ajouter à d’autres. Depuis l’occupation de leurs territoires par des groupes armés et islamiques, les femmes du nord subissent des tracasseries de toutes sortes (port intégral de voile, lynchage public en cas d’adultère, interdiction de regarder la télévision, d’écouter la radio, etc.). Ces violences ont suivi les viols, enlèvements, persécutions et autres sévices dont elles ont été victimes. A cela s’ajoutent la fermeture des bars, des restaurants et autres endroits de distraction, la destruction des structures sanitaires les exposant à toutes sortes d’épidémies et de maladies, l’absence de l’Administration dans ces régions pour satisfaire les besoins fondamentaux, le pillage des banques et autres services publics.

La défaite du Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) face à Ançardine, Mujao et autres groupes djihadistes, est venue compliquer la situation. Ces islamistes qui jurent d’imposer la loi islamique ou charia obligent aujourd’hui les femmes à rester dans les maisons, jusqu’à la fin du mois de ramadan. Elles ne peuvent pas aller au marché, elles ne peuvent plus faire de petites emplettes, ni même accompagner un enfant malade à l’hôpital. Prérogatives réservées uniquement à l’homme. Jusqu’où iront ces islamistes ?

Binta Gadiaga

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* Cité des Askias : le MPSA sur les fonts baptismaux

Malgré l’occupation de fait imposée à leur région par divers groupes armés, les jeunes de la 7ème région du Mali s’organisent pour être utiles à la cité des Askias. Une association vient de voir le jour.

Dénommée Mouvement populaire Soni Ali Ber, cette association a été créée à l’issue d’une assemblée générale des jeunes le 15 juillet 2012 à l’assemblée régionale de Gao. Elle a regroupé des jeunes venus des cercles d’Ansongo, Bourem et le cercle de Gao. Le MPSA est dirigé par El Hadj Tandina.

Abdoulaye OUATTARA

Le Républicain du 24 Juillet 2012