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A deux semaines du mois de Ramadan, les fidèles musulmans ne dorment plus que d’un oeil. En effet, des commerçants malintentionnés attendent ce mois béni pour doubler, sinon tripler les prix des denrées alimentaires (sucre, riz, mil, maïs,..)

Cependant, le mois de Ramadan, considéré par les musulmans comme un mois de pitié et de solidarité, est aujourd’hui vidé de tout son sens par des spéculateurs impénitents et impitoyables.

Pour ces opportunistes, fouler aux pieds les principes de l’Islam est la moindre des choses. C’est comme si, à leurs yeux, leur propre religion n’est pas une religion de piété et de pitié, encore moins de solidarité. Ainsi, pour eux, l’argent est plus important que la religion.

Le principe de ces commerçants consiste à acheter des marchandises à bas prix, pour les stocker ensuite dans les magasins. Ainsi, le moment indiqué venu (le mois de Ramadan, en autres opportunités), ils font sortir ces stocks pour les vendre à des prix élevés. Or, les préceptes du Coran ne permettent ni ne tolèrent cette vile pratique commerciale, plutôt spéculative.

La loi moderne ne doit pas non plus tolérer ce genre de commerce, qui nuit non seulement aux musulmans, mais aussi à l’Etat. Parce qu’à l’occasion du mois de Ramadan justement, l’Etat procède à l’exonération sur les taxes de certains produits, pour que les prix des denrées alimentaires ne subissent pas de hausse.

A quoi serviraient donc ces exonérations si les commerçants n’en font qu’à leur tête en agissant à leur guise ? Seulement à occasionner un gros manque à gagner pour l’Etat. Sans parler de la douleur des consommateurs.

Que doit donc réellement entreprendre l’Etat pour mettre fin à ce mal? S’il est établi que ces agissements illégaux sont assimilables à du pur incivisme, alors il faudra, quelque part, prendre des mesures sèvères pour sanctionner ces commerçants véreux. Car comme on le dit, “aux grands maux, les grands remèdes”. La balle est donc dans le camp des autorités.

Moussa TOURE

17 Juillet 2008