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Au cours d’une conférence débats le week-end dernier, l’Alliance en faveur des droits de la personne et de la démocratie au Mali (AFDPM) a dénoncé la radiation de plus de 260 fonctionnaires.

La radiation de 263 fonctionnaires ne cesse de faire couler de salive. Le week-end dernier, l’Alliance en faveur des droits de la personne et de la démocratie au Mali (AFDPM) a dénoncé cette décision du ministre de la Fonction publique qu’elle a jugée d’inopportune.

Selon le président de l’Alliance, Ibrahim A. Maïga, en l’état actuel des choses, le ministre de la Fonction publique ne devait pas agir ainsi : en créant un foyer de tension inutile. A l’entendre, il n’est pas bon de mettre des chefs de famille à la porte en cette période de vaches maigres. « L’affaire est déjà devant la justice », a informé un membre de l’AFDPM.

« Nous avons été sollicités au moment où l’on recrutait ces personnes à la fonction publique. Nous avons compris que c’était pour nous détourner de notre objectif. Nous avons dit que nous préférons attendre le concours », a dévoilé Ibrahim A. Maïga. Et d’ajouter que cela ne les empêche pas de dénoncer la décision du ministre, qui n’est pas la bienvenue. Il a rappelé que les priorités du gouvernement devraient être la récupération du Nord et l’organisation d’élections libres et transparentes.

Le thème de la conférence débats avait trait à « L’Union africaine et le règlement des conflits ». Il a été développé par Dr. Abraham Bengaly, qui a regretté qu’on est en train de perdre le temps.

A ses dires, si on ne fait pas des réflexions approfondies sur la crise on risque de ne pas s’en sortir maintenant. « L’intervention militaire au Mali sera faite sur la base de résolutions prises. Il faut une implication de toutes les couches sociales. L’Union africaine, la Cédéao et l’ONU sont des acteurs de la crise, car nous avons signé des accords avec ces organisations », a dit le conférencier.

Cette conférence débats marquait le lancement des activités de l’AFDPM qui a vu le jour le 13 août 2011 à Bamako. L’Alliance est apolitique et exclusivement humanitaire. Elle vise la promotion des droits de l’Homme au Mali. Elle veut aussi contribuer à la vulgarisation des textes relatifs aux droits de l’Homme, promouvoir la démocratie et les actions de bonne gouvernance, cultiver et contribuer à la consolidation de la paix et de l’Etat de droit au Mali, susciter et promouvoir le dialogue social et le dialogue inter religieux au Mali.

Sidiki Doumbia

Les Echos du 24 Octobre 2012